L'imprécision des chiffres de la dette publique sénégalaise découle de procédés systématiques de « misreporting », caractérisés par quatre mécanismes d'endettement non déclarés dans la comptabilité officielle. C'est l'analyse développée par l'économiste et universitaire Chahm Morka lors de son passage à l'émission « Le Grand Jury », s'appuyant sur les récents rapports d'audit de la Cour des comptes. L'économiste privilégie le terme technique de « misreporting » à celui de « dette cachée » pour désigner « une altération de la sincérité des comptes publics à travers des engagements financiers non consolidés dans la comptabilité officielle de l'État ».
Selon l'universitaire, le premier volet concerne « l'omission des garanties d'emprunt accordées par l'État à diverses entités publiques », ce qui implique qu'« en cas de défaillance des débiteurs principaux, la charge financière incombe directement au Trésor sans avoir été provisionnée dans le stock global ». Le deuxième axe réside dans « l'accumulation des arriérés de paiement dus aux entreprises privées du secteur de la commande publique », une dette intérieure non retracée qui a « pesé lourdement sur la trésorerie des acteurs économiques locaux tout en masquant le niveau réel des engagements étatiques ».
Le troisième levier identifié touche à « la non-intégration des dettes du secteur parapublic », notamment les emprunts souscrits par les agences et sociétés nationales détenues à plus de 50 % par l'État, tenus « à l'écart du périmètre de la dette publique, en violation des directives communautaires ». Enfin, le dernier mécanisme englobe « les emprunts souscrits auprès des banques locales sans autorisation préalable de l'Assemblée nationale », des opérations qui « contreviennent directement aux dispositions des articles 133 et 134 du Règlement général de la comptabilité publique, soulevant la question de la validité juridique de ces contrats ».
Selon l'universitaire, le premier volet concerne « l'omission des garanties d'emprunt accordées par l'État à diverses entités publiques », ce qui implique qu'« en cas de défaillance des débiteurs principaux, la charge financière incombe directement au Trésor sans avoir été provisionnée dans le stock global ». Le deuxième axe réside dans « l'accumulation des arriérés de paiement dus aux entreprises privées du secteur de la commande publique », une dette intérieure non retracée qui a « pesé lourdement sur la trésorerie des acteurs économiques locaux tout en masquant le niveau réel des engagements étatiques ».
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