Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Gabon : quand Google Maps change le nom du palais présidentiel en « Direction générale de la dictature »



Gabon : quand Google Maps change le nom du palais présidentiel en « Direction générale de la dictature »
Google Maps réserve parfois des surprises. À Libreville, le site mentionne, en lieu et place du palais présidentiel, une fictive « Direction générale de la dictature en République gabonaise ».

Au Nord, le ministère de la Défense nationale. Au sud, le consulat général de France. Jusqu’ici, tout va bien à Libreville. Sauf qu’entre les deux lieux, où devrait se trouver le palais présidentiel d’Ali Bongo Ondimba, le chef de l’État, Google Maps mentionne, en toutes lettres, la « Direction générale de la dictature en République gabonaise ».

Une « épicerie », précise même le site de cartographie. Comment une telle confusion a-t-elle pu avoir lieu ? L’attribution des noms des lieux touristiques ou des entreprises n’est en réalité pas sans faille chez le géant américain.

3 millions de faux profils supprimés
Google propose en effet à ses utilisateurs d’« ajouter ou modifier des informations sur un lieu : le nom, l’adresse, l’emplacement du repère, les horaires d’ouverture ou encore d’autres détails, par exemple ». Libre à l’internaute de jouer de la fausse information et, s’il est bien organisé, de recruter quelques amis pour la crédibiliser.

En juin dernier, le Wall Street Journal estimait que plus de 11 millions de fausses adresses d’entreprises étaient présentes sur Google Maps. Celles-ci seraient créées uniquement pour capter des clics, et donc potentiellement des clients. Google a indiqué lutter contre ce problème : le moteur de recherche a supprimé plus de 3 millions de faux profils d’entreprises en 2018.

Dans le cas présent, la manœuvre, sans doute opérée par des activistes hostiles au président Ali Bongo Ondimba, a une motivation plus politique. Contactée, la présidence n’a pour le moment pas réagi.

Jeune Afrique

Jeudi 24 Octobre 2019 - 12:11



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter