Après la défaite et le départ de Yahya Jammeh, les Gambiens reprennent goût à la liberté d’expression en Gambie. Liberté pour les journalistes, mais aussi pour les artistes qui étaient peu nombreux à oser prendre la parole contre l’ancien dictateur. Ceux qui dénonçaient ses crimes le faisaient d’ailleurs de façon détournée, sauf un, Killa Ace, rappeur d’une trentaine d’années qui a dû s’exiler à Dakar à partir de 2015. Il est aujourd’hui de retour dans son pays, avec en poche un nouvel album, « Lyrical Revolution », lancé lors d’un concert au début du mois. Et pour le rappeur, il y a encore de quoi écrire sur la Gambie, qui n’en est qu’aux balbutiements de sa nouvelle ère.
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