La scène filmée montre le patron des opérations spéciales françaises au Rwanda, le colonel Jacques Rosier, recevoir de l'un de ses subordonnés des informations sur les violences en cours dans les collines de Bisesero. « Hier, on était dans je ne sais pas quel patelin. Il y a eu des battues toute la journée dans les collines, des maisons qui flambaient de partout », rapporte-t-il. « Hum... Hum... », réagit à peine le colonel Rosier.
L'informateur va encore plus loin. Il affirme que les militaires français ont probablement eu pour guide un génocidaire hutu. « Quand on est tombés sur une bande de Tutsis qui fuyaient dans les collines et qu'ils l'ont reconnu, poursuit le sergent-chef, j'ai cru qu'ils allaient le lapider ».
En face de lui, le patron des opérations spéciales françaises se contente d'un « ouais ». Une attitude révélatrice, selon Mediapart, de la « passivité » de l'armée française lors des massacres de Bisesero. D'après le site d'investigation, la scène a été filmée le 28 juin 1994. De son côté, la hiérarchie militaire a toujours affirmé n'avoir eu connaissance de la situation à Bisesero que le 30 juin 1994.
L'informateur va encore plus loin. Il affirme que les militaires français ont probablement eu pour guide un génocidaire hutu. « Quand on est tombés sur une bande de Tutsis qui fuyaient dans les collines et qu'ils l'ont reconnu, poursuit le sergent-chef, j'ai cru qu'ils allaient le lapider ».
En face de lui, le patron des opérations spéciales françaises se contente d'un « ouais ». Une attitude révélatrice, selon Mediapart, de la « passivité » de l'armée française lors des massacres de Bisesero. D'après le site d'investigation, la scène a été filmée le 28 juin 1994. De son côté, la hiérarchie militaire a toujours affirmé n'avoir eu connaissance de la situation à Bisesero que le 30 juin 1994.
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