► « Nous vivons peut-être nos derniers jours, voire nos dernières heures », a affirmé mercredi sur Facebook un commandant de militaires ukrainiens assiégés à Marioupol. Le ministère russe de la Défense a appelé toute l'armée ukrainienne à « déposer les armes » et les derniers défenseurs de Marioupol à cesser leur « résistance insensée ».
► La Russie a annoncé mardi matin avoir mené une dizaine de frappes aériennes et de missiles dans l'est de l'Ukraine, entamant selon Kiev « la bataille pour le Donbass » envisagée depuis des semaines.
► Le Pentagone a déclaré mardi que l'armée ukrainienne avait reçu des avions de chasse supplémentaires et des pièces détachées pour l'entretien de ceux-ci.
► Aucun couloir d'évacuation des civils n'a pu être organisé mardi en Ukraine, faute d'accord avec la partie russe, et ce, pour le troisième jour consécutif, a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. Mardi soir, la Russie a cependant déploré que « personne » n'ait emprunté le couloir humanitaire qu'elle avait mis en place pour permettre aux ukrainiennes ayant décidé de se rendre de sortie de Marioupol. Ce dernier sera rouvert de nouveau mercredi à partir de 11h00 TU, selon la même source.
► Les États-Unis et l'Union européenne sont parvenus à « un large consensus sur la nécessité d'accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l'adoption de nouvelles sanctions », a déclaré mardi soir le gouvernement italien. Les alliés sont aussi tombés d'accord sur la nécessité « d'accroître l'isolement international de Moscou », a-t-il précisé dans un communiqué.
Le président du Conseil européen Charles Michel à Kiev
Charles Michel, président du Conseil européen, l'instance représentant les États membres de l'UE, est arrivé mercredi matin à Kiev, a-t-il annoncé dans un tweet. « À Kiev aujourd'hui, au cœur de l'Europe libre et démocratique », a indiqué Charles Michel, dans un message accompagné d'une photographie prise sur un quai de gare dans la capitale ukrainienne.
► La Russie a annoncé mardi matin avoir mené une dizaine de frappes aériennes et de missiles dans l'est de l'Ukraine, entamant selon Kiev « la bataille pour le Donbass » envisagée depuis des semaines.
► Le Pentagone a déclaré mardi que l'armée ukrainienne avait reçu des avions de chasse supplémentaires et des pièces détachées pour l'entretien de ceux-ci.
► Aucun couloir d'évacuation des civils n'a pu être organisé mardi en Ukraine, faute d'accord avec la partie russe, et ce, pour le troisième jour consécutif, a annoncé la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. Mardi soir, la Russie a cependant déploré que « personne » n'ait emprunté le couloir humanitaire qu'elle avait mis en place pour permettre aux ukrainiennes ayant décidé de se rendre de sortie de Marioupol. Ce dernier sera rouvert de nouveau mercredi à partir de 11h00 TU, selon la même source.
► Les États-Unis et l'Union européenne sont parvenus à « un large consensus sur la nécessité d'accentuer la pression sur le Kremlin, notamment à travers l'adoption de nouvelles sanctions », a déclaré mardi soir le gouvernement italien. Les alliés sont aussi tombés d'accord sur la nécessité « d'accroître l'isolement international de Moscou », a-t-il précisé dans un communiqué.
Le président du Conseil européen Charles Michel à Kiev
Charles Michel, président du Conseil européen, l'instance représentant les États membres de l'UE, est arrivé mercredi matin à Kiev, a-t-il annoncé dans un tweet. « À Kiev aujourd'hui, au cœur de l'Europe libre et démocratique », a indiqué Charles Michel, dans un message accompagné d'une photographie prise sur un quai de gare dans la capitale ukrainienne.
Reportage sur la ligne de front
« C'est une nouvelle phase » dans la guerre, a confirmé Moscou. La bataille du Donbass a bel et bien commencé. Volodymyr Zelensky l'annonçait lundi soir. La Russie a bien montré mardi qu'elle était passée à l'offensive dans l'est de l'Ukraine. Les forces russes disent avoir mené une dizaine de frappes dans l'est de l'Ukraine. Des missiles de haute précision ont neutralisé, selon la Russie, treize places fortes et des concentrations de troupes dans la région. Kiev s'attendait à cet assaut depuis des semaines. L'armée ukrainienne s'y est préparée.
Nos envoyés spéciaux Clea Broadhurst et Jad El Khoury ont pu suivre un bataillon sur une ligne de front dans le Donbass.
Un accord trouvé sur un couloir pour évacuer les civils de Marioupol
Un accord a été trouvé avec la Russie sur un couloir humanitaire pour évacuer des civils depuis le port assiégé de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine. C'est le premier accord de ce type depuis samedi, a indiqué une responsable ukrainienne. « Nous avons réussi à trouver un accord préliminaire sur un couloir humanitaire pour femmes, enfants et personnes âgées », a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram.
Le couloir est établi vers la ville de Zaporijié. « Compte tenu de la situation catastrophique à Marioupol, nous concentrons nos efforts sur cette direction aujourd'hui », a souligné Iryna Verechtchouk.
« Depuis le début de la guerre, le gouvernement ukrainien a proposé plus de 340 couloirs humanitaires. Les occupants en ont accepté environ 300 et de facto 176 ont véritablement fonctionné », a précisé le ministère qui accuse les Russes d'avoir violé le cessez-le-feu ou bloqué les cars d'évacuation à plusieurs reprises, ce que rejette Moscou.
Boutcha, Irpin... Près de Kiev, l'Ukraine n'en finit pas d'enterrer ses morts
« C'est une nouvelle phase » dans la guerre, a confirmé Moscou. La bataille du Donbass a bel et bien commencé. Volodymyr Zelensky l'annonçait lundi soir. La Russie a bien montré mardi qu'elle était passée à l'offensive dans l'est de l'Ukraine. Les forces russes disent avoir mené une dizaine de frappes dans l'est de l'Ukraine. Des missiles de haute précision ont neutralisé, selon la Russie, treize places fortes et des concentrations de troupes dans la région. Kiev s'attendait à cet assaut depuis des semaines. L'armée ukrainienne s'y est préparée.
Nos envoyés spéciaux Clea Broadhurst et Jad El Khoury ont pu suivre un bataillon sur une ligne de front dans le Donbass.
Un accord trouvé sur un couloir pour évacuer les civils de Marioupol
Un accord a été trouvé avec la Russie sur un couloir humanitaire pour évacuer des civils depuis le port assiégé de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine. C'est le premier accord de ce type depuis samedi, a indiqué une responsable ukrainienne. « Nous avons réussi à trouver un accord préliminaire sur un couloir humanitaire pour femmes, enfants et personnes âgées », a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram.
Le couloir est établi vers la ville de Zaporijié. « Compte tenu de la situation catastrophique à Marioupol, nous concentrons nos efforts sur cette direction aujourd'hui », a souligné Iryna Verechtchouk.
« Depuis le début de la guerre, le gouvernement ukrainien a proposé plus de 340 couloirs humanitaires. Les occupants en ont accepté environ 300 et de facto 176 ont véritablement fonctionné », a précisé le ministère qui accuse les Russes d'avoir violé le cessez-le-feu ou bloqué les cars d'évacuation à plusieurs reprises, ce que rejette Moscou.
Boutcha, Irpin... Près de Kiev, l'Ukraine n'en finit pas d'enterrer ses morts
Dans un cimetière de la banlieue d'Irpin, des dizaines de nouvelles tombes ont été creusées et couvertes de fleurs. Les enquêteurs ukrainiens ont procédé à l'examen de 269 cadavres à Irpin, près de Kyiv, depuis que la ville a été reprise aux forces russes fin mars, a déclaré lundi un responsable de la police.
La ville, qui comptait environ 62 000 habitants avant la guerre, a été au cœur des affrontements avec les troupes russes avant que celles-ci ne se retirent des régions du nord de l'Ukraine pour intensifier leur offensive dans l'Est.
500 000 Ukrainiens ont été transférés de force en Russie, selon Kiev
« À ce jour, plus de 500 000 Ukrainiens, dont 121 000 enfants, ont été transférés de force sur le territoire russe », a affirmé le représentant de l'Ukraine aux Nations unies Sergiy Kyslytsya lors de la réunion du Conseil de sécurité mardi. Selon lui, les citoyens ukrainiens sont envoyés dans les « régions économiquement défavorisées » de la Russie, en particulier les régions du nord et l'île de Sakhaline. Il a ajouté qu'ils recevaient des documents leur interdisant de quitter la Russie pendant deux ans.
La ville, qui comptait environ 62 000 habitants avant la guerre, a été au cœur des affrontements avec les troupes russes avant que celles-ci ne se retirent des régions du nord de l'Ukraine pour intensifier leur offensive dans l'Est.
500 000 Ukrainiens ont été transférés de force en Russie, selon Kiev
« À ce jour, plus de 500 000 Ukrainiens, dont 121 000 enfants, ont été transférés de force sur le territoire russe », a affirmé le représentant de l'Ukraine aux Nations unies Sergiy Kyslytsya lors de la réunion du Conseil de sécurité mardi. Selon lui, les citoyens ukrainiens sont envoyés dans les « régions économiquement défavorisées » de la Russie, en particulier les régions du nord et l'île de Sakhaline. Il a ajouté qu'ils recevaient des documents leur interdisant de quitter la Russie pendant deux ans.
La communication avec la centrale de Tchernobyl a été rétablie
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré qu’une ligne téléphonique directe avait pu être rétablie entre les équipes de la centrale nucléaire de Tchernobyl et le régulateur ukrainien. « Ce n’était clairement pas une situation soutenable sur le long terme. […] C’est une très bonne nouvelle que le régulateur puisse maintenant directement contacter la centrale quand il en a besoin » a réagi Rafael Grossi, directeur général de l'agence internationale.
Le 10 mars, les autorités ukrainiennes avaient annoncé à l’AIEA avoir perdu le contact avec la centrale. Les forces russes s’en étaient emparées au début de l’invasion du pays et s'en sont retirées le 31 mars.
La guerre serait « déjà terminée » s'il avait reçu les armes demandées plus tôt, estime Volodymyr Zelensky
Dans une vidéo nocturne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est adressé aux dirigeants occidentaux, affirmant que si l'Ukraine avait accès à toutes les armes dont elle a besoin, la guerre serait « déjà terminée », mardi soir. « La supériorité de l'armée ukrainienne en tactique et en sagesse est assez évidente. [...] Si nous avions reçu ce que nous recevons maintenant au cours de la première semaine de la guerre, les réussites de l'Ukraine et pour la liberté en Europe seraient plus grands, j'en suis sûr. »
Si l'Ukraine avait accès à de meilleures armes « comparables à celles utilisées par la Russie, nous aurions déjà mis fin à cette guerre », estime-t-il.
La Russie lance un nouvel ultimatum aux soldats ukrainiens de Marioupol
Le ministère russe de la Défense a lancé un nouvel ultimatum aux combattants ukrainiens qui se trouvent dans le complexe industriel Azovstal de la ville portuaire assiégée de Marioupol, selon une dépêche de Reuters. « Les forces armées russes, sur la base de principes purement humanitaires, proposent à nouveau aux combattants des bataillons nationalistes et aux mercenaires étrangers de cesser leurs opérations militaires à partir de 14 heures (heure de Moscou) le 20 avril et de déposer les armes », déclare le ministère russe de la Défense dans un communiqué.
Pas un seul soldat ukrainien n'a accepté la même offre mardi, déplore le ministère.
Dans un message posté sur Telegram, le conseil municipal de Marioupol a déclaré que malgré l'avantage des nombreuses troupes russes présentes dans la ville, elles n'ont toujours pas réussi à prendre Marioupol, et qu'elles « veulent donc raser » l'aciérie. Il ajoute que la Russie ne semble pas dissuadée par le fait que des civils se soient également réfugiés dans le complexe.
L'Ukraine a reçu des avions de chasse pour renforcer son armée de l'air
Le président Volodymyr Zelensky les réclame depuis le début de l’invasion russe. Jusqu'ici, il s'était vu opposé une fin de non-recevoir, le camp occidental craignant d’être considéré comme cobelligérant par la Russie. C’est apparemment en train de changer, rapporte notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. L'Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l'air, a indiqué mardi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.
« Nous vivons peut-être nos derniers jours, voire nos dernières heures »
C'est l'appel désespéré lancé sur Facebook par Serguiy Volyna, un commandant ukrainien de la 36e brigade de la marine nationale, retranché dans le complexe sidérurgique d'Azovstal à Marioupol, port stratégique du sud-est de l'Ukraine.
« L'ennemi est dix fois plus nombreux que nous », affirme-t-il. « Nous appelons et supplions tous les dirigeants du monde de nous aider. Nous leur demandons d'utiliser la procédure d'extraction et de nous emmener sur le territoire d'un pays tiers. » Selon le commandant Volyna, l'armée russe a « l'avantage dans les airs, en artillerie, en forces terrestres, en équipement et en chars ».
« Nous défendons seulement un point – l'usine Azovstal – où en plus des militaires se trouvent aussi des civils devenus victimes de cette guerre », a-t-il poursuivi.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré qu’une ligne téléphonique directe avait pu être rétablie entre les équipes de la centrale nucléaire de Tchernobyl et le régulateur ukrainien. « Ce n’était clairement pas une situation soutenable sur le long terme. […] C’est une très bonne nouvelle que le régulateur puisse maintenant directement contacter la centrale quand il en a besoin » a réagi Rafael Grossi, directeur général de l'agence internationale.
Le 10 mars, les autorités ukrainiennes avaient annoncé à l’AIEA avoir perdu le contact avec la centrale. Les forces russes s’en étaient emparées au début de l’invasion du pays et s'en sont retirées le 31 mars.
La guerre serait « déjà terminée » s'il avait reçu les armes demandées plus tôt, estime Volodymyr Zelensky
Dans une vidéo nocturne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est adressé aux dirigeants occidentaux, affirmant que si l'Ukraine avait accès à toutes les armes dont elle a besoin, la guerre serait « déjà terminée », mardi soir. « La supériorité de l'armée ukrainienne en tactique et en sagesse est assez évidente. [...] Si nous avions reçu ce que nous recevons maintenant au cours de la première semaine de la guerre, les réussites de l'Ukraine et pour la liberté en Europe seraient plus grands, j'en suis sûr. »
Si l'Ukraine avait accès à de meilleures armes « comparables à celles utilisées par la Russie, nous aurions déjà mis fin à cette guerre », estime-t-il.
La Russie lance un nouvel ultimatum aux soldats ukrainiens de Marioupol
Le ministère russe de la Défense a lancé un nouvel ultimatum aux combattants ukrainiens qui se trouvent dans le complexe industriel Azovstal de la ville portuaire assiégée de Marioupol, selon une dépêche de Reuters. « Les forces armées russes, sur la base de principes purement humanitaires, proposent à nouveau aux combattants des bataillons nationalistes et aux mercenaires étrangers de cesser leurs opérations militaires à partir de 14 heures (heure de Moscou) le 20 avril et de déposer les armes », déclare le ministère russe de la Défense dans un communiqué.
Pas un seul soldat ukrainien n'a accepté la même offre mardi, déplore le ministère.
Dans un message posté sur Telegram, le conseil municipal de Marioupol a déclaré que malgré l'avantage des nombreuses troupes russes présentes dans la ville, elles n'ont toujours pas réussi à prendre Marioupol, et qu'elles « veulent donc raser » l'aciérie. Il ajoute que la Russie ne semble pas dissuadée par le fait que des civils se soient également réfugiés dans le complexe.
L'Ukraine a reçu des avions de chasse pour renforcer son armée de l'air
Le président Volodymyr Zelensky les réclame depuis le début de l’invasion russe. Jusqu'ici, il s'était vu opposé une fin de non-recevoir, le camp occidental craignant d’être considéré comme cobelligérant par la Russie. C’est apparemment en train de changer, rapporte notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. L'Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l'air, a indiqué mardi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.
« Nous vivons peut-être nos derniers jours, voire nos dernières heures »
C'est l'appel désespéré lancé sur Facebook par Serguiy Volyna, un commandant ukrainien de la 36e brigade de la marine nationale, retranché dans le complexe sidérurgique d'Azovstal à Marioupol, port stratégique du sud-est de l'Ukraine.
« L'ennemi est dix fois plus nombreux que nous », affirme-t-il. « Nous appelons et supplions tous les dirigeants du monde de nous aider. Nous leur demandons d'utiliser la procédure d'extraction et de nous emmener sur le territoire d'un pays tiers. » Selon le commandant Volyna, l'armée russe a « l'avantage dans les airs, en artillerie, en forces terrestres, en équipement et en chars ».
« Nous défendons seulement un point – l'usine Azovstal – où en plus des militaires se trouvent aussi des civils devenus victimes de cette guerre », a-t-il poursuivi.
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