Les deux candidats Cellou Dalein Diallo (g) et Alpha Condé (d). Reuters
Sekouba Konaté le président de la transition redoute visiblement l'après-second tour et selon nos informations, c'est lui qui a demandé au président burkinabé de recevoir les deux candidats. D'après le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Blaise Compaoré devrait demander aux deux hommes de faire une campagne civilisée et d'éviter toute attitude pouvant affaiblir le fragile processus politique.
Une inquitétude d'autant plus légitime qu'une bataille oppose les deux hommes autour du projet de réforme de l'article 2 du code électoral, proposé par le Premier ministre. Celui-ci souhaite que le ministère de l'Administration du territoire, le Matap participe à l'organisation du second tour, tâche entièrement dévolue jusqu'à présent à la Commission électorale nationalme indépendante.
Alpha Condé qui s'estime victime de fraudes lors du premier tour, est favorable à cette mesure. En revanche Cellou Dalein Diallo y est hostile. Il soupçonne son adversaire de vouloir utiliser l'administration pour truquer les résultats du second tour. En retour, Alpha Condé accuse à mots couverts Cellou Dalein Diallo d'avoir noyauté la CENI à son profit.
La Guinée se prépare donc à un second tour sous le règne du soupçon. Reste à savoir si l'influence du médiateur suffira à ramener un peu de sérénité dans le processus électoral guinéen.
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