Les faits remontent à 2012. Les habitants de Zogota demandent alors à la compagnie minière de recruter « en priorité » des travailleurs locaux. Ils décident d'occuper ses installations, mais suite à des actes de vandalisme, les forces de l'ordre interviennent pour les déloger. Bilan : six morts et plusieurs blessés.
Un comité de crise est constitué, une enquête est ouverte. Mais elle reste au point mort six ans plus tard, déplore Me Frédéric Loua de l'ONG Mêmes droits pour tous : « Six hauts responsables des forces de défense et de sécurité avaient été visés dans cette plainte, et le procureur a admis qu’il a été dans l’impossibilité de faire comparaître les personnes contre qui la plainte avait été portée. Du coup, il a décidé de renvoyer le dossier. Comme si ces personnes étaient au-dessus de la loi ».
L'ONG poursuit malgré tout ses recherches et dit aujourd'hui détenir les « preuves » de la complicité du consortium : « Vale a fourni des moyens logistiques. Il a mis des voitures à la disposition des éléments des forces de défense et de sécurité pour aller attaquer le village. Les villageois ont clairement identifié les véhicules de Vale. On a aperçu des véhicules militaires à l’hôtel qui servait de base de Vale s’approvisionner en carburant ».
Suite à un rapport l'accusant de corruption, le gouvernement retire au groupe sa licence, en 2014. Le consortium est dissous, mais l'ONG poursuit son combat, menaçant d'assigner l'Etat devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). La société Vale, elle, affirme ne pas être au courant du dépôt de plainte.
Un comité de crise est constitué, une enquête est ouverte. Mais elle reste au point mort six ans plus tard, déplore Me Frédéric Loua de l'ONG Mêmes droits pour tous : « Six hauts responsables des forces de défense et de sécurité avaient été visés dans cette plainte, et le procureur a admis qu’il a été dans l’impossibilité de faire comparaître les personnes contre qui la plainte avait été portée. Du coup, il a décidé de renvoyer le dossier. Comme si ces personnes étaient au-dessus de la loi ».
L'ONG poursuit malgré tout ses recherches et dit aujourd'hui détenir les « preuves » de la complicité du consortium : « Vale a fourni des moyens logistiques. Il a mis des voitures à la disposition des éléments des forces de défense et de sécurité pour aller attaquer le village. Les villageois ont clairement identifié les véhicules de Vale. On a aperçu des véhicules militaires à l’hôtel qui servait de base de Vale s’approvisionner en carburant ».
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