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Haïti: la colère des ouvriers des industries exportatrices ne faiblit pas

La semaine dernière en Haïti, les ouvriers de l’industrie de la sous-traitance textile ont manifesté pour exiger une augmentation du salaire minimum, resté inchangé ces trois dernières années. Le gouvernement a annoncé une revalorisation ce lundi, mais à un niveau très inférieur à leurs attentes.



Sur le papier, l’augmentation de 37% du salaire minimum pour les ouvriers des industries exportatrices peut sembler généreuse, mais cette révision salariale intervient alors qu’Haïti a connu une inflation annuelle de plus de 20% chacune de ces trois dernières années. Le syndicaliste Dominique Saint Eloi déplore la paupérisation des travailleurs haïtiens.

« La vie est devenue plus chère et il ne faut pas oublier que, en plus de tout cela, le gouvernement a augmenté les prix des produits pétroliers. Le coût des transports a doublé, le prix des produits de première nécessité a doublé. Les ouvriers ne peuvent pas vivre avec 685 gourdes par jour. Notre revendication à 1 500 gourdes est raisonnable et on la demande parce que cela fait trois ans que les patrons punissent les ouvriers avec des salaires de misère alors que, dans le même temps, eux bénéficient de privilèges de l’État : ils ont des franchises douanières et des exonérations fiscales. »

L’autre avantage des entreprises exportatrices est de signer en dollars des contrats pour le marché américain, mais de payer leurs ouvriers en gourde, la monnaie locale qui a perdu plus d’un tiers de sa valeur depuis trois ans. Le nouveau salaire journalier a été fixé lundi à 685 gourdes, soit seulement 73 centimes d’euros de l’heure.

RFI

Mardi 22 Février 2022 - 08:35


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