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Hong Kong: la crise s'aggrave, Pékin appelle les autorités à «rétablir l'ordre»

Après trois jours consécutifs de rassemblements émaillés d'incidents, Pékin estime que les auteurs des violences doivent êtres « punis » et demande à l'exécutif hongkongais de « rétablir l'ordre au plus vite ».



Le bureau des affaires de Hong Kong à Pékin a tenu une rare conférence de presse ce lundi 29 juillet, durant laquelle il a appelé à « punir » les auteurs de violences. Le porte-parole de l'organe chinois chargé des relations avec la métropole du sud du pays, Xu Luying, a estimé qu'il fallait « rétablir l'ordre au plus vite » à Hong Kong et que les manifestations avaient « gravement compromis » la prospérité et la stabilité de la ville.
 
Jusqu’ici, la Chine était restée plutôt discrète sur les manifestations qui ont débuté il y a maintenant près de deux mois. Mais il y a une semaine, des protestataires se sont massés devant le bureau de liaison de Pékin à Hong Kong, le symbole du pouvoir et de l’influence de la Chine dans l’ancienne colonie britannique, rappelle notre envoyé spécial à Hong Kong,  Zhifan Liu.
 
L’emblème du Parti communiste avait été dégradé par des jets d’œufs et d’encre, ce qui avait été vécu comme une véritable humiliation et provocation par Pékin. Et en réaction, la Chine avait menacé d’envoyer son armée dans l’archipel si nécessaire. Mais ces menaces n’ont pas ébranlé la motivation des Hongkongais qui se sont à nouveau réunis devant le bureau de liaison dimanche 28 juillet alors que l’emblème chinois avait été au préalable protégé par une boîte en plastique.
 
Le mouvement ne s’essouffle pas
 
Pékin est face à une situation compliquée, alors que le mouvement ne semble pas s’essouffler, au contraire. Plusieurs fonctionnaires hongkongais avaient menacé de protester contre leur propre gouvernement et contre les violences policières. Ces derniers sont passés à l’acte et ont appelé à défiler en fin de semaine, signe que l’opinion hongkongaise est de plus en plus unie contre les forces de l’ordre.
 
Le gouvernement local est de fait face à l’autorité de Pékin et la cible des critiques des manifestants, qui l'accuse d'être à la botte du pouvoir central. « On sait que le vrai patron est la Chine, le gouvernement de Hong Kong n’est qu’un jouet, estimait un manifestant hongkongais, dimanche 28 juillet. Libérez Hong Kong, nous ne sommes pas la Chine, pas encore en tout cas. »
 
Une question de liberté
 
« On veut juste la liberté, je m’en fiche de la Chine, ils n’ont pas liberté. Hong Kong n’est pas la Chine, c'est une ville spéciale. La liberté est fondamentale à Hong Kong. C’est très important pour nous, c’est tout ce que nous voulons. »
 
Les manifestations ont été interdites par les autorités sur une grande partie du territoire. En fin de journée dimanche, la police antiémeute a dispersé les protestataires. Les affrontements se sont notamment concentrés près du bureau de liaison chinois.
 
« Nous devons leur faire face, nous devons faire ce que nous devons faire. On doit dire à la Chine : ne frappez pas le peuple de Hong Kong. Nous sommes des gens libres, pacifiques, nous n’aimons pas la violence mais ils nous poussent à y avoir recours », regrettait ce même manifestant.
 
Dans un communiqué, la police a annoncé lundi matin que 49 « manifestants radicaux » avaient été arrêtés pour diverses infractions la veille et affirmé que les protestataires étaient « de plus en plus violents ».

RFI

Lundi 29 Juillet 2019 - 11:03



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