L’œuvre monumentale de celui qui fit l’expérience du goulag a permis d’ouvrir les yeux des Occidentaux sur l’univers de la déportation en URSS. Le premier tome, d’abord publié en russe, s’arrachera dans de nombreuses langues. Les Français en découvrent les premières pages dans L’Express en janvier 1974. Un mois plus tard, Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) est arrêté par le KGB, déchu de sa citoyenneté soviétique et expulsé vers l’Ouest.
Alain Blum, vice-président de Mémorial France, se souvient au micro de Sylvie Noël pour RFI des réactions de Moscou à la sortie de ce livre : « Toute une campagne de presse est lancée, soutenue entre autre d’ailleurs par le Parti communiste français. Une campagne très violente qui utilise cette publication comme, en gros, un outil des Américains ou des Français dans le cadre de la Guerre froide. »
« On avait déjà parlé du système concentrationnaire » soviétique avant L'Archipel du Goulag, rappelle l'historien. Mais avec ce livre, le monde découvre « un système de gouvernement, un système de contrôle du pays, et non pas simplement une répression forte parmi d’autres ». Le professeur à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) ajoute : « Ce pavé a eu un écho très fort. »
Soljenitsyne, dissident impossible à museler
Les historiens soulignent la place essentielle de L’Archipel du Goulag dans la démolition de certains mythes entourant l’Union soviétique. En Russie, où l’auteur est retourné vivre après la chute du communisme, sa lecture figure aux programmes des lycéens, en dépit des tentatives d’un député de la majorité présidentielle de le faire retirer.
Alain Blum note qu'après la publication de cet ouvrage, les autorités soviétiques renforcèrent drastiquement la surveillance des milieux dissidents. Il poursuit : « Il y a eu une campagne très violente contre Alexandre Soljenitsyne. Par exemple, il y a eu une lettre ouverte d’un certain nombre d’écrivains contre lui, disant qu’il était un traître de l’Union soviétique. Le pouvoir hésita entre l’expulser, et du coup lui donner la parole extérieure, ou le garder en Union soviétique. Autant l’expulser, puisque de toute façon, on parlerait de lui en Occident. »
« Dans le sentiment de mon cœur, il n’y a pas de place pour un conflit russo-ukrainien, et si, Dieu nous en préserve, nous en arrivons à cette extrémité, je peux dire, jamais, en aucune circonstance, je n’irai moi-même participer à un affrontement russo-ukrainien, ni ne laisserai mes fils y prendre part, quels que soient les efforts déployés par les têtes démentes pour nous y entraîner », écrivait Alexandre Soljenitsyne en 1981. Ces mots sont affichés, depuis les premiers jours de la guerre en Ukraine, sur la vitrine de la librairie des Éditeurs réunis, l’établissement qui a vu naître L'Archipel du Goulag, à Paris.
Alain Blum, vice-président de Mémorial France, se souvient au micro de Sylvie Noël pour RFI des réactions de Moscou à la sortie de ce livre : « Toute une campagne de presse est lancée, soutenue entre autre d’ailleurs par le Parti communiste français. Une campagne très violente qui utilise cette publication comme, en gros, un outil des Américains ou des Français dans le cadre de la Guerre froide. »
« On avait déjà parlé du système concentrationnaire » soviétique avant L'Archipel du Goulag, rappelle l'historien. Mais avec ce livre, le monde découvre « un système de gouvernement, un système de contrôle du pays, et non pas simplement une répression forte parmi d’autres ». Le professeur à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) ajoute : « Ce pavé a eu un écho très fort. »
Soljenitsyne, dissident impossible à museler
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Alain Blum note qu'après la publication de cet ouvrage, les autorités soviétiques renforcèrent drastiquement la surveillance des milieux dissidents. Il poursuit : « Il y a eu une campagne très violente contre Alexandre Soljenitsyne. Par exemple, il y a eu une lettre ouverte d’un certain nombre d’écrivains contre lui, disant qu’il était un traître de l’Union soviétique. Le pouvoir hésita entre l’expulser, et du coup lui donner la parole extérieure, ou le garder en Union soviétique. Autant l’expulser, puisque de toute façon, on parlerait de lui en Occident. »
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