Surtout connue pour la corruption qui la gangrène, la justice indonésienne ne sort pas grandie du procès de Basuki Tjahaja Purnam - que tous surnomment Ahok - et qui vient de s'achever par son incarcération pour blasphème, alors même que le parquet n'avait requis qu'une mise à l'épreuve.
A l'extérieur du tribunal, vêtus de la chemise à carreaux que porte traditionnellement le gouverneur chrétien de Jakarta, ses partisans sont effondrés. A peine plus loin, dans leur immuable tenue blanche, les islamistes à l'origine de ce procès jubilent et scandent des « Allah Akbar » enthousiastes.
Le procès lui-même s'est ainsi ouvert au départ sous la pression de la rue, après notamment deux manifestations géantes orchestrées par des musulmans radicaux, fin 2016, au cœur de Jakarta.
Mauvaise foi
A l'origine de cette affaire très politique, la campagne pour l'élection du nouveau gouverneur de la capitale. Au cours de celle-ci, Ahok, alors favori, avait demandé aux électeurs de ne pas écouter ceux qui s'appuyaient sur le Coran pour appeler à voter contre lui. Montés en épingle avec une mauvaise foi manifeste, ses propos ont alors servi de base pour l'accuser de blasphème.
Le procès, qui a déjà largement contribué à sa défaite lors de cette élection en avril 2017, devrait encore tenir les Indonésiens en haleine de longs mois devant les chaines qui diffusent les auditions en direct. Malgré son incarcération, le gouverneur a en effet immédiatement annoncé son intention de faire appel.
A l'extérieur du tribunal, vêtus de la chemise à carreaux que porte traditionnellement le gouverneur chrétien de Jakarta, ses partisans sont effondrés. A peine plus loin, dans leur immuable tenue blanche, les islamistes à l'origine de ce procès jubilent et scandent des « Allah Akbar » enthousiastes.
Le procès lui-même s'est ainsi ouvert au départ sous la pression de la rue, après notamment deux manifestations géantes orchestrées par des musulmans radicaux, fin 2016, au cœur de Jakarta.
Mauvaise foi
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