Le mouvement se poursuit dans la capitale. Comme ce lundi, les quartiers réputés favorables à l'opposition sont quasiment à l'arrêt aujourd’hui. Dans ces quartiers, des jeunes ont de nouveau bloqué la route principale. Des policiers viennent d'intervenir de manière musclée pour dégager les pierres et les pneus brûlés. Selon plusieurs sources, un jeune homme a été tué par balles. Les barrages sont toujours là, les autres militants qui occupaient les lieux continuent de jeter des pierres aux forces de l'ordre qui ont légèrement reculé pour l'instant.
Ce lundi, six personnes avaient été arrêtées dans la capitale et les autorités avaient prévenu que les fauteurs de trouble seraient sévèrement sanctionnés. « Nous demanderons les peines maximales pour tous ces troubleurs de l’ordre public », a prévenu le ministre de la Sécurité.
Kindia paralysée
La journée ville morte est également très suivie à Kindia, à une centaine de kilomètres au nord-est de Conakry. Le nouveau maire qui doit prendre ses fonctions ce jour est très contesté. Il a été désigné hier dans des conditions dénoncées par le parti d'opposition UFDG. Pour mieux comprendre cette situation, il faut remonter au mois d'août dernier. En effet, après des mois de contestation, un accord avait été trouvé. Un compromis politique: le parti au pouvoir s'engageait à se désister pour la mairie de Kindia, et l'opposition devait faire de même ailleurs.
Hier, c'est bien un opposant qui a été désigné maire par les élus locaux, mais pas un membre de l'UFDG. Et le parti n'apprécie pas du tout, il estime avoir été spolié par le parti au pouvoir. Les militants se sont rapidement mobilisés. Jets de pierre contre gaz lacrymogènes: le face-à-face entre les opposants et les policiers était tendu. Il n'y a pas eu d'affrontements, mais plusieurs boutiques ont été vandalisées. Ce mardi matin, la tension est retombée, mais l'appel à une journée ville morte est très suivi. La circulation est complètement bloquée et les magasins sont fermés.
Ce lundi, six personnes avaient été arrêtées dans la capitale et les autorités avaient prévenu que les fauteurs de trouble seraient sévèrement sanctionnés. « Nous demanderons les peines maximales pour tous ces troubleurs de l’ordre public », a prévenu le ministre de la Sécurité.
Kindia paralysée
La journée ville morte est également très suivie à Kindia, à une centaine de kilomètres au nord-est de Conakry. Le nouveau maire qui doit prendre ses fonctions ce jour est très contesté. Il a été désigné hier dans des conditions dénoncées par le parti d'opposition UFDG. Pour mieux comprendre cette situation, il faut remonter au mois d'août dernier. En effet, après des mois de contestation, un accord avait été trouvé. Un compromis politique: le parti au pouvoir s'engageait à se désister pour la mairie de Kindia, et l'opposition devait faire de même ailleurs.
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