Leurs alliés occidentaux ont beau discuter très sérieusement de la possibilité d'un embargo, dimanche 6 mars, les ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères se sont dit opposés à une interdiction des importations d'hydrocarbures provenant de Russie.
À Berlin, on ne croit pas à l'efficacité de cette arme contre les Russes. « Nous sommes prêts à payer un prix économique très élevé. Mais si demain, en Allemagne, les lumières s'éteignent, ça ne va pas arrêter les chars ». Voilà comment a réagi la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, tandis que son collègue des Finances rappelle la nécessité de tenir sur la durée contre l'envahisseur russe.
Une dépendance au gaz russe problématique
Cesser unilatéralement d'importer du gaz, du pétrole et du charbon de Russie, cela menacerait la paix sociale en Allemagne, selon la ministre allemande de l'Écologie. Pour rappel, l'Allemagne importe de Russie plus de la moitié de son gaz et 42% de son pétrole ainsi que du charbon.
Et il faudra des années pour sortir de cette dépendance. Dans sa quête de diversification de ses approvisionnements, Berlin a conclu, samedi 5 mars, un accord pour la construction d'un terminal méthanier destiné à accueillir du gaz naturel liquéfié. Sa toute première infrastructure du genre.
Fièvre sur les marchés
Dans le sillage des Bourses asiatiques, les places financières européennes ont toutes ouvertes en très net recul ce 7 mars. Moins de 5% pour le CAC 40 et moins 4% à Francfort. Et les prix des matières premières s’envolent. Le pétrole est nettement orienté à la hausse. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé les 140 dollars, dimanche soir. Un record absolu depuis 2008. Moscou est le deuxième exportateur de pétrole de la planète.
Les prix du gaz s’enflamment également. Son cours européen a bondi de 60%, à plus de 300 euros le mégawatt-heure. Dans la foulée, les prix des matières premières s’envolent. Les métaux sont un important secteur, exportateur de la Russie vers l’Europe. Le conflit avec l’Ukraine a également fait bondir les cours de l’aluminium, du cuivre et du nickel. Et l’or, considéré comme une valeur refuge, continue son ascension.
Autre sujet d’inquiétude, les valeurs bancaires sont particulièrement malmenées. Le titre Société Générale a ainsi perdu près de 8%, et le Crédit agricole 6,5%. Ces deux banques françaises paient leurs engagements commerciaux avec l’Ukraine et la Russie.
À Berlin, on ne croit pas à l'efficacité de cette arme contre les Russes. « Nous sommes prêts à payer un prix économique très élevé. Mais si demain, en Allemagne, les lumières s'éteignent, ça ne va pas arrêter les chars ». Voilà comment a réagi la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, tandis que son collègue des Finances rappelle la nécessité de tenir sur la durée contre l'envahisseur russe.
Une dépendance au gaz russe problématique
Cesser unilatéralement d'importer du gaz, du pétrole et du charbon de Russie, cela menacerait la paix sociale en Allemagne, selon la ministre allemande de l'Écologie. Pour rappel, l'Allemagne importe de Russie plus de la moitié de son gaz et 42% de son pétrole ainsi que du charbon.
Et il faudra des années pour sortir de cette dépendance. Dans sa quête de diversification de ses approvisionnements, Berlin a conclu, samedi 5 mars, un accord pour la construction d'un terminal méthanier destiné à accueillir du gaz naturel liquéfié. Sa toute première infrastructure du genre.
Fièvre sur les marchés
Dans le sillage des Bourses asiatiques, les places financières européennes ont toutes ouvertes en très net recul ce 7 mars. Moins de 5% pour le CAC 40 et moins 4% à Francfort. Et les prix des matières premières s’envolent. Le pétrole est nettement orienté à la hausse. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé les 140 dollars, dimanche soir. Un record absolu depuis 2008. Moscou est le deuxième exportateur de pétrole de la planète.
Les prix du gaz s’enflamment également. Son cours européen a bondi de 60%, à plus de 300 euros le mégawatt-heure. Dans la foulée, les prix des matières premières s’envolent. Les métaux sont un important secteur, exportateur de la Russie vers l’Europe. Le conflit avec l’Ukraine a également fait bondir les cours de l’aluminium, du cuivre et du nickel. Et l’or, considéré comme une valeur refuge, continue son ascension.
Autre sujet d’inquiétude, les valeurs bancaires sont particulièrement malmenées. Le titre Société Générale a ainsi perdu près de 8%, et le Crédit agricole 6,5%. Ces deux banques françaises paient leurs engagements commerciaux avec l’Ukraine et la Russie.
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