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L’Ukraine au pied du mur à un mois de la présidentielle

Les autorités ukrainiennes ont lancé un assaut contre les séparatistes pro-Russes à Slaviansk jeudi 24 avril. Un assaut auquel la Russie a riposté avec de nouvelles manœuvres militaires à la frontière. Combien de temps cette situation va-t-elle encore durer ? Le temps presse désormais pour les autorités ukrainiennes par intérim, à un mois tout juste de la présidentielle.



Des soldats ukrainiens à un point de contrôle à Slaviansk, dans l'est du pays. REUTERS/Marko Djurica
Des soldats ukrainiens à un point de contrôle à Slaviansk, dans l'est du pays. REUTERS/Marko Djurica

Kiev est aujourd’hui dans une tentative désespérée de reprendre l’avantage, maintenant que la diplomatie ne marche clairement pas. A un mois jour pour jour de la présidentielle du 25 mai, le temps presse vraiment. Car cette élection est cruciale dans l’Ukraine post-révolutionnaire.

Kiev a déjà perdu le lien avec deux millions de personnes en Crimée. Si les trois régions de l’Est ukrainien – Donetsk, Louhansk et Kharkiv – qui comptent 10 millions d’habitants, sont en proie au chaos dans le mois qui vient, voire occupées par l’armée russe, la légitimité du scrutin sera sérieusement remise en question. Cela conforterait la position du président Vladimir Poutine, qui a indiqué à plusieurs reprises qu’il ne reconnaîtra pas la légitimité du nouveau pouvoir à Kiev.

Des revendications légitimes

L’opération antiterroriste  lancée par Kiev n’a pas donné les résultats attendus. Et il n’existe pas vraiment de plan B. Le gouvernement de Kiev continue à dénigrer les protestataires comme des extrémistes, des séparatistes et des terroristes. S’il en existe effectivement sur le terrain, une grande partie de la population locale opposée au gouvernement à Kiev manifeste des revendications légitimes : le statut de la langue russe, la décentralisation des compétentes et l’effet dévastateur que peut avoir la cure d’austérité du gouvernement sur les industries locales.

Sur ces questions, des voix disparates lancent des appels à des réformes et à des référendums. Mais il n’existe aucun plan d’ensemble, aucun plan structuré au niveau gouvernemental. Or ces thèmes seront très importants à la campagne électorale.

 

La Russie reste sourde aux menaces occidentales

Les Occidentaux menacent depuis plusieurs jours d'appliquer des sanctions plus fortes. Des menaces auxquelles les Russes ne tiennent aucun compte. Ils sont en train de mettre en place un système de cartes bancaires pour répondre à la décision de Visa et Mastercard de ne plus assurer les paiements pour une banque russe visée par les sanctions, et ils menacent de se tourner vers l’Organisation mondiale du commerce pour demander justice.

Pour le reste, les Russes se posent toujours en défenseur des russophones de l’est et du sud de l’Ukraine. En réponse à l’offensive de l’armée ukrainienne dans la région de Slaviansk jeudi 24 avril, ils ont repris les manœuvres militaires à la frontière. Ce n’est pas la première fois que la Russie organise de telles manœuvres militaires en période de tension. Elle l’avait déjà fait avant les évènements de Crimée.

Mais la Russie ne ferme pas pour autant la porte des négociations. Le représentant de la Russie à l’ONU Vitali Tchourkine a déclaré qu’il y avait toujours une chance de revenir à l’accord de Genève, qu’il n’y a pas d’autre manière rationnelle et que la Russie insistait pour y revenir. La Russie envisage aussi de reconvoquer une réunion du Conseil de sécurité.

Source : Rfi.fr
 




Vendredi 25 Avril 2014 - 10:53