Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, arrivé au pouvoir en 1995 après avoir renversé son père, a tenu à clarifier la situation. Sur un ton calme, il explique son geste : ce n’est pas par intérêt personnel qu’il est passé à l’acte, il y a de cela 18 ans, mais dans l’intérêt de la nation, dit-il. Ce bon orateur sait comment s’adresser à son peuple.
Ponctuant son discours de versets du Coran, il dit se réjouir de céder sa place à son fils mais aussi à la jeunesse qatarienne : « J’annonce que je remets les rênes du pouvoir au cheikh Tamim ben Hamed al-Thani, en étant pleinement convaincu qu’il est apte à faire face à cette responsabilité. Il est également digne de confiance. (...) Je suis totalement convaincu que vous serez son meilleur soutien comme vous l’avez été avec moi. Je n’ai aucun doute sur le fait que l’intérêt de la nation et du peuple seront une priorité pour Tamim. Le bien-être de chaque Qatarien sera sa priorité. »
Cheikh Hamad se retire mais ne donne aucun détail sur son avenir. Compte-t-il diriger le Qatar dans l’ombre ? La question reste en suspens pour le moment. En tout cas, l’émir renonce au pouvoir avec la sensation du devoir accompli. Il donne également le cap pour la suite : le développement du pays reste une priorité.
Source: RFI
-
Escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz: une opération «possible» mais «risquée»
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort
-
Iran: face à l’absence de Mojtaba Khamenei, Ali Larijani s’affiche comme l’un des hommes forts du régime
-
L’Iran affirme avoir détruit 111 drones depuis le début de la guerre américano-israélienne
-
Ukraine: la Russie «se trompe» si elle espère «un répit» lié à la guerre en Iran, dit Macron




Escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz: une opération «possible» mais «risquée»


