C’est l’inquiétude au niveau des transporteurs au Burkina Faso. La situation devient de plus en plus intenable. Les compagnies qui étaient encore sur le territoire burkinabè ont dû regagner certaines villes car le stationnement à la frontière devenait difficile pour les passagers.
Drissa Barro, le directeur de la compagnie TCV, n’a pas fermé l’œil durant toute cette crise, avec une douzaine de cars bloqués entre Bouaké et Niangoloko. Grâce aux négociations, seulement deux cars ont pu franchir la frontière et il fallait débourser de l’argent pour que les soldats mutins lèvent les barrières. « Si jusqu’à lundi la situation ne revient pas normale, nous serons obligés de rappeler certains cars sur Ouagadougou car la prise en charge des passagers devient très compliquée », prévient-il
Au dernier poste-frontière de Yendéré, côté burkinabè, des dizaines de camions transportant des marchandises sont immobilisés. Plusieurs camions proviennent du Niger et du Ghana et transportent des denrées périssables comme des oignons et des tomates, selon un responsable syndical joint sur place.
Le Syndicat national des commerçants du Burkina déplore l’immobilisation de plusieurs camions transportant du bétail vers la Côte d’Ivoire. « Certains camions ont été libérés », rassure Roch Nagalo, le secrétaire général du syncom-B, mais il a fallu mettre sur la table quelques billets de banque. Mais « la situation est très tendue à Ouangolodougou et Korhogo », souligne le responsable d’une compagnie de transport. Transporteurs et commerçants burkinabè espèrent que ce blocus prendra totalement fin le tôt possible.
■ Un coup dur pour l’économie ivoirienne
Ce climat d'instabilité et d'insécurité créé par les forces de l'ordre et l'armée est un sale coup porté à l'économie ivoirienne, au climat de confiance, dont le pays a tant besoin.
Drissa Barro, le directeur de la compagnie TCV, n’a pas fermé l’œil durant toute cette crise, avec une douzaine de cars bloqués entre Bouaké et Niangoloko. Grâce aux négociations, seulement deux cars ont pu franchir la frontière et il fallait débourser de l’argent pour que les soldats mutins lèvent les barrières. « Si jusqu’à lundi la situation ne revient pas normale, nous serons obligés de rappeler certains cars sur Ouagadougou car la prise en charge des passagers devient très compliquée », prévient-il
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