À une quarantaine de kilomètres de Daoukro, dans le centre de la Côte d’Ivoire, Arsène Kouakou entretient une plantation de teck, d’un hectare, héritée de son père.
Pour ce financier de profession, ces arbres représentent un investissement à long terme, mais les protéger jusqu’à leur maturité n’est pas toujours simple : « Les parents ne comprennent pas que ce sont des arbres qui sont à forte rentabilité. Il y a des champs qui sont en forêts classées, donc les gens savent qu’ils ne doivent pas avoir accès à ces forêts-là. Mais les champs qui appartiennent aux populations riveraines, c’est un peu difficile de les protéger car les gens, pour des besoins primaires, coupent les arbres. »
C’est justement ce type de plantations que le ministère des Eaux et Forêts souhaite désormais recenser. L’opération doit permettre de disposer d’une cartographie fiable des superficies plantées, de mieux accompagner les producteurs et de développer une filière bois moins dépendante des forêts naturelles.
Pour l’environnementaliste Souleymane Cissé, cette démarche est une étape importante, à condition qu’elle s’accompagne de réformes : « Il est nécessaire de promouvoir des essences adaptées, à croissance rapide, parce qu’il y a des essences qui mettent beaucoup de temps avant d’atteindre la maturité pour pouvoir être utilisées. Il faut améliorer la gouvernance du secteur avec une meilleure traçabilité du bois. »
Le recensement est ouvert à l’ensemble des propriétaires de plantations forestières et agroforestières. Ils sont invités à se faire enregistrer auprès des services des Eaux et Forêts de leur localité.
Pour ce financier de profession, ces arbres représentent un investissement à long terme, mais les protéger jusqu’à leur maturité n’est pas toujours simple : « Les parents ne comprennent pas que ce sont des arbres qui sont à forte rentabilité. Il y a des champs qui sont en forêts classées, donc les gens savent qu’ils ne doivent pas avoir accès à ces forêts-là. Mais les champs qui appartiennent aux populations riveraines, c’est un peu difficile de les protéger car les gens, pour des besoins primaires, coupent les arbres. »
C’est justement ce type de plantations que le ministère des Eaux et Forêts souhaite désormais recenser. L’opération doit permettre de disposer d’une cartographie fiable des superficies plantées, de mieux accompagner les producteurs et de développer une filière bois moins dépendante des forêts naturelles.
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