Une demande officielle a été formulée au président Reçep Tayyip Erdogan de retirer les mercenaires syriens ainsi que les experts militaires turcs présents à Tripoli d’ici fin mai 2020.
Selon une source gouvernementale libyenne, cette requête a déjà été transmise aux agents de renseignement turcs, il y a une dizaine de jours à Tripoli. Les Libyens ont alors fait savoir qu’ils ne paieraient plus désormais le salaire de ces mercenaires contrairement aux termes de l’accord militaire signé avec le précédent gouvernement de Fayez al-Sarraj.
Ankara veut protéger ses intérêts économiques en Libye
La Libye était liée à Ankara par deux accords : militaire et économique. La Turquie semble prête à rediscuter l’accord militaire si ses intérêts économiques sont préservés. Le nouvel exécutif libyen souhaite maintenir l’accord économique pour bénéficier d’un quota important de gaz. Cet accord donne à la Turquie le droit d’extraire ce gaz de l’est méditerranéen.
Les deux pays se sont également mis d’accord sur la nécessité d’accroître les échanges commerciaux. Ankara cherche à multiplier ses investissements en Libye et compte participer activement à la reconstruction.
Sous pression internationale, la Turquie a commencé à retirer un nombre très limité de ces mercenaires syriens de Tripoli. Leur nombre est aujourd’hui estimé à 8 000.
Selon une source gouvernementale libyenne, cette requête a déjà été transmise aux agents de renseignement turcs, il y a une dizaine de jours à Tripoli. Les Libyens ont alors fait savoir qu’ils ne paieraient plus désormais le salaire de ces mercenaires contrairement aux termes de l’accord militaire signé avec le précédent gouvernement de Fayez al-Sarraj.
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