Après des semaines de mobilisation populaire et l'éviction du ministre de la Défense, Yoav Gallant, le chef du gouvernement Benyamin Netanyahu a annoncé, mardi 28 mars, la suspension de son projet controversé.
Pour les opposants à cette réforme judiciaire, c’est la séparation des pouvoirs et donc l’avenir de la démocratie israélienne qui est en jeu. Mais pour les organisations palestiniennes et israéliennes anti-occupation, la nature démocratique du régime israélien ne dépend pas que de ce projet de réforme. Elle passe aussi par une solution au conflit israélo-palestinien.
Un ministre d'extrême-droite aux Finances
Ils représentent trois organisations de défense des droits des Palestiniens, une israélienne et deux palestiniennes. Ils sont venus en France pour évoquer, avec des responsables politiques, l’évolution de la situation sur le terrain. L’organisation Yesh Din veut notamment alerter sur les pouvoirs attribués au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, l’un des chefs de file de l’extrême-droite, concernant les territoires occupés.
« Pratiquement tous les pouvoirs concernant la vie civile en Cisjordanie ont été confiés à un ministre israélien civil qui agira uniquement dans l’intérêt d’Israël et qui ne prendra pas du tout en compte les droits et les besoins des Palestiniens, estime Chanah Dulin, la directrice des relations internationales de Yesh Din. Ses aspirations à légaliser toutes les colonies sauvages et étendre les autres sont très claires. Et il a reçu un budget très conséquent pour mettre en œuvre ses plans. »
Un système pour les Israéliens, un autre pour les Palestiniens
En droit international, ces prérogatives sont pourtant celles de l’armée occupante. Le transfert à une autorité civile constitue donc, pour Yesh Din, une annexion de facto de la Cisjordanie. Elle entérine l’existence d’un double système : un pour les Palestiniens, un pour les Israéliens. Une dualité qui définit la nature du régime israélien, estime Rami Saleh, directeur de l’organisation palestinienne Jerusalem Legal Aid Center :
« Nous savons que ce n’est pas un État démocratique. C’est une illusion que les Israéliens veulent faire passer aux Européens et aux Américains, mais ce n’est pas une démocratie. C’est un vrai État apartheid, et l’apartheid est contraire à la démocratie. »
Vivement combattu par Israël, ce terme d’apartheid est désormais repris par un certain nombre d’organisations internationales. Et pour cette délégation, les politiques du gouvernement Netanyahu permettent de mettre en lumière les inégalités de traitement entre Israéliens et Palestiniens.
Pour les opposants à cette réforme judiciaire, c’est la séparation des pouvoirs et donc l’avenir de la démocratie israélienne qui est en jeu. Mais pour les organisations palestiniennes et israéliennes anti-occupation, la nature démocratique du régime israélien ne dépend pas que de ce projet de réforme. Elle passe aussi par une solution au conflit israélo-palestinien.
Un ministre d'extrême-droite aux Finances
Ils représentent trois organisations de défense des droits des Palestiniens, une israélienne et deux palestiniennes. Ils sont venus en France pour évoquer, avec des responsables politiques, l’évolution de la situation sur le terrain. L’organisation Yesh Din veut notamment alerter sur les pouvoirs attribués au ministre des Finances, Bezalel Smotrich, l’un des chefs de file de l’extrême-droite, concernant les territoires occupés.
« Pratiquement tous les pouvoirs concernant la vie civile en Cisjordanie ont été confiés à un ministre israélien civil qui agira uniquement dans l’intérêt d’Israël et qui ne prendra pas du tout en compte les droits et les besoins des Palestiniens, estime Chanah Dulin, la directrice des relations internationales de Yesh Din. Ses aspirations à légaliser toutes les colonies sauvages et étendre les autres sont très claires. Et il a reçu un budget très conséquent pour mettre en œuvre ses plans. »
Un système pour les Israéliens, un autre pour les Palestiniens
En droit international, ces prérogatives sont pourtant celles de l’armée occupante. Le transfert à une autorité civile constitue donc, pour Yesh Din, une annexion de facto de la Cisjordanie. Elle entérine l’existence d’un double système : un pour les Palestiniens, un pour les Israéliens. Une dualité qui définit la nature du régime israélien, estime Rami Saleh, directeur de l’organisation palestinienne Jerusalem Legal Aid Center :
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