Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



La pétition d'une élève de 12 ans qui cartonne

Choquée par la dissection d'animaux en classe, une collégienne normande a lancé une pétition sur Internet adressée à Vincent Peillon.



La pétition d'une élève de 12 ans qui cartonne

"Avons-nous besoin de massacrer des cadavres d'animaux pour apprendre ?" a écrit l'adolescente dans sa pétition adressée au ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon. Cette élève de cinquième d'un collège de Rouen a lancé sur Internet une pétition contre les dissections d'animaux en classe qui a recueilli plus de 13 000 signatures en deux mois et une semaine.

"La dissection dans les collèges finance la mort d'animaux et encourage la maltraitance envers les animaux", estime la jeune fille, qui se dit choquée d'avoir constaté dans sa classe que "tous les autres élèves s'amusaient à déchiqueter le cadavre" lors d'une séance de dissection d'un poisson. "J'ai été écoeurée de ce comportement, j'étais la seule à refuser de participer à la dissection", rapporte-t-elle dans son courrier au ministre.

"Il est possible d'apprendre dans des livres le fonctionnement de la respiration, du coeur... seulement, mon collège préfère financer la mort d'animaux", s'insurge la collégienne, dont le texte avait été signé jeudi vers 4 heures par 13 095 personnes sur le siteMes0pinions.com.

"Ne pas forcer un élève"

La pétition a généré une réaction sur Internet de la part d'enseignants de sciences et vie de la terre (SVT). Sur la pageFacebook  SVT 44, Jean-Pierre Gallerand, un professeur de Nantes qui se présente comme un auteur de dissections virtuelles, souligne ainsi que "le concret a toujours sa place en cours (...), même les outils numériques ne remplaceront pas l'observation réelle".

"Mais en cinquième, je pense qu'il faut privilégier ce qui est acheté dans le commerce (tête de poisson, coeur de porc...) à des dissections de grenouilles ou de souris. Et surtout l'enseignant doit faire preuve de pédagogie dans la présentation du travail et ne pas forcer un élève ne souhaitant pas disséquer (il se contente d'observer)", écrit l'enseignant.


Afp

Vendredi 21 Juin 2013 - 12:27


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter