Réactions tardives, manque de suivi de certains suspects, ordres et contre-ordres, promotion de cadres du ministère de l'Intérieur. Des informations qui pour l'IRVA, le groupe d'enquête sur l'assassinat de Chokri Belaïd, démontrent la complicité du ministère.
Ses membres, des proches de la victime, parlent même de crime d'Etat, documents à l'appui censés prouver également la responsabilité de cadres d'Ennahda : « On sait la relation claire et nette entre les cadres d'Ennahda et les exécuteurs de l'assassinat, Ansar al-Charia et les terroristes libyens », affirme Abdelmajid Belaïd, le frère du défunt.
Cette fois, la manifestation, plus importante que d'habitude, a pris la direction la Kasbah, la place du gouvernement. « On est là pour dire : À bas ce gouvernement qui a soutenu les intégristes, les terroristes », explique Jaouadi Kelifa, un militant d'opposition.
Parmi les slogans : « Pas de dialogue national avec des terroristes ». Selon des députés d'opposition présents, ces nouvelles révélations remettent en question les négociations de sortie de crise attendues dans les prochains jours.
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