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Labellisation des PME : les entreprises appelées à s’adapter sous peine de disparaître.

Les Petites et moyennes entreprises (PME) occupent une place importante dans le tissu économique sénégalais. Mais, elles n’ont pas encore atteint le maximum de leur potentiel. Ce constat est du cabinet «Performance Group » qui l’a exprimé lors de l’atelier sur la labellisation des PME au Sénégal. Occasion saisie par les participants, pour revenir sur les lendemains meilleurs que pourrait offrir cet acte aux PME, si elles décident de franchir le pas.



Labellisation des PME : les entreprises appelées à s’adapter sous peine de disparaître.
«Au Sénégal, le poids dans le tissu des entreprises est de 90%, la part des PME dans l’emploi est de 46% et leur taux de mortalité est de 60%». Fort de ce constat du cabinet «Performance Group », l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a organisé un atelier ce matin, afin de pousser les PME à enclencher le processus de labellisation. Ce qui leur apportera un certains nombres de garantis et leur ouvrira des perspectives.

«La labellisation a été lancée parce que nous nous sommes rendu compte que nos entreprises avaient du mal à bien maitriser leur croissance. Nous avons beaucoup d’entreprises qui se développent mais qui ont encore des difficultés à gérer de manière optimale cette croissance parce que ses fonctions ne sont pas maitrisées», a déclaré Sohibou Ndao lors de l’atelier sur la labellisation.

Le responsable du pôle compétitivité de l’Adepme est d’avis que ce processus est important parce qu’il permet de rendre plus crédibles les entreprises auprès des banques. Ce qui constitue un facteur primordial pour le développement et l’extension de ces exploitations.

D’ailleurs, fait-il savoir la lisibilité des PME absente a souvent été à l’origine de «problèmes dans les relations entre les banques et les entreprises ». Ce que l’Adepme se propose de résoudre en mettant à la disposition desdites entreprises, des outils susceptibles de concourir à l’établissement de rapport de confiance entre les institutions financières et les entreprises.

Mais, assure le Directeur général de l’Adepme qui présidait la rencontre, le facteur argent est très important, mais il ne doit pas occulter la formation et les mises à niveau du personnel de ces entreprises. Car : «les entreprises n’ont pas des problèmes d’argent, mais des problèmes de pagaille».

Il faut rappeler qu’à ce jour, seules 107 entreprises ont été évaluées. Et 10% d’entre elles ont pu bénéficier de la labellisation de l’Adepme. Mais, l’Agence s’est fixé un objectif qui va nécessiter beaucoup d’engagements. Celui d’atteindre le chiffre de 300 entreprises labellisées cette année.

Ousmane Demba Kane

Jeudi 27 Octobre 2016 - 19:38



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