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Le Port autonome de Dakar ambitionne de devenir un hub industriel régional



Le Port autonome de Dakar ambitionne de devenir un hub industriel régional
Le Directeur général du Port autonome de Dakar, Ababacar Sédikh Bèye, a effectué ce vendredi 09 avril 2021 au Mole 8 une visite du chantier de fabrication de 21 caissons de British Petroleum (BP) pour le terminal gazier du champ Tortue/Ahmeyim Phase 1 situé sur la frontière maritime de la Mauritanie et du Sénégal. Le chantier a été gagné par le Port autonome de Dakar et Eiffage Génie Civil Marine chargé de la fabrication des caissons dont 6 sont déjà terminés et devraient être acheminés sur le site d’extraction à partir de juin.

Au-delà d’un tel projet, c’est la nouvelle vocation du Port de Dakar de devenir un hub industriel régional qui se met en place. Le môle 8 du Port autonome de Dakar est en chantier. Des tonnes de fer sont exposées dans un compartiment. Des caissons s’étalent à perte de vue, donnant au lieu des dimensions impressionnantes. Ils sont hauts de 30 mètres. Des Caterpillar ne cessent de circuler dans tous les sens, transportant du béton. Dans ce chantier d’envergure internationale, tout est millimétré et le travail se fait sous la supervision du directeur du projet Eiffage génie civil marine, M. Antoine Bidault.

Le Grand bond en avant vers la modernisation du port
La compétitivité et la modernisation des différents ports au niveau international obligent le port de Dakar sous la houlette de son directeur général, M. Aboubacar Sédikh Beye, en collaboration avec la société Eiffage, à prendre des initiatives de la nature de cette fabrication de caissons. Lesquels sont destinés au terminal gazier du champ Grand Tortue/Ahmeyim qui constitue l’un des gisements les importants du pays car ayant une capacité de 425 (quatre-cent vingt-cinq) millions de m3 de gaz.

Le directeur du projet donne des précisions sur ce chantier pharaonique. « Pour fabriquer un seul caisson (chaque caisson a 28 m de large, 60 m de long et 37 m de hauteur pour un poids total 16 000 tonnes), il faut 54 jours. Et sur les 21 caissons qui doivent être livrés en fin d’année, seuls 6 sont, pour le moment, prêts. De ce fait, nous travaillons 24h/ 24h avec un système de rotation. Nous avons un central à béton avec des ciments qui nous viennent de Thiès. Le projet ’Tortue Ahmeyim’’ offshore consiste à exploiter un gaz qui se trouve entre la frontière sénégalo-mauritanienne en mer, une énorme poche de gaz qui est située à 170 km des côtes. On va créer un port à 10 km des côtes, à cheval sur la frontière mauritano-sénégalaise, pour traiter ce gaz. Et pour abriter l’unité de traitement de ce gaz, on doit faire un brise-lames qui va faire à peu près 1km de long composé de 21 caissons préfabriqués en béton et qui reposent sur une assise en enrochement qui sert à faire l’assise pour les caissons. Lesquels, par la suite, seront à 10 km en mer pour protéger les bateaux qui vont produire et traiter le gaz et qui sera extrait de la poche de gaz. Aujourd’hui, sur les vingt-et-un caissons, nous avons commencé six. Le moins avancé est à la partie basse et le plus avancé est prêt pour la mise en eau dans les prochains jours pour un caisson qui fait 28 m de large, 58 m de long, 32m de haut pour un poids total de 17 000 tonnes », explique M. Antoine Bidault, directeur du projet.

Il insiste sur le transfert de compétences qui va être réalisé à cette occasion, ce qui, dit-il, « est très important pour le futur ». De ce fait, nos compatriotes pourront gagner des marchés de cette nature dans la sous-région. Mais également, en collaboration avec Eiffage, ils pourraient aussi postuler ensemble au niveau international.

Une nouvelle vocation du Port autonome de Dakar
A en croire Aboubacar Sédikh Bèye, la nouvelle vocation du Port Autonome de Dakar est une belle réponse pour lutter contre le chômage des jeunes. Parce qu’au-delà de l’aspect pédagogique qui consiste à transférer cette haute technologie en génie civil vers nos compatriotes, le Port autonome apporte également des solutions pour lutter contre le chômage endémique.

Il a ajouté que ce projet de BP confié au Port et à Eiffage Marine constitue une illustration de ce que le Port entend entreprendre pour faire du Sénégal un hub industriel régional. « Ce projet est une illustration de ce que nous voulons en matière d’investissement au Sénégal. C’est pourquoi, nous voulons aussi multiplier ce genre de chantier qui emploie plus de 1700 personnes de diverses nationalités » a indiqué Aboubacar Sédikh Bèye.

« Là où on est aujourd’hui, c’était de l’eau il n’y a pas longtemps. Ce sont 12 hectares qui ont été récupérés sur la mer et qui seront un bien de retour. Le quai qui a été dragué à 7,5 m va aussi revenir au port. Ce qu’il faut retenir est que ce chantier a fait l’objet d’un appel d’offres à l’international. Le Port, en relation avec Eiffage Sénégal, a postulé. Et nous avons reçu à plusieurs reprises des missions de BP sur l’impact environnemental, social, mais aussi sur la concession. Il y a un impact sur l’emploi, sur le port et sur notre économie. C’est ça, la nouvelle vocation du port. Notre ambition, c’est que ces chantiers se multiplient. Ceci n’est rien d’autre que la matérialisation de la vision du président de la République » a fait savoir M. Bèye.

Le syndicat des travailleurs du BTP magnifie les conditions de travail
A l’entame de ses propos, le président directeur général du groupe Eiffage Sénégal, Gérard Sénac, a fait un petit rappel historique pour indiquer que, depuis 1926, le Port autonome de Dakar était et est en collaboration avec sa société. Une façon de magnifier une coopération vieille de plusieurs décennies à travers la société Eiffage continuatrice des activités d’une autre société qui intervenait au niveau du Port de Dakar.

S’agissant des conditions de travail, les employés ne semblent pas se plaindre. Ce qui contraste avec la récente sortie de certains travailleurs de cette plateforme. « Beaucoup de travailleurs n’avaient pas un bulletin de salaire. Tout ce qui les intéressait, c’est, le soir, de pouvoir récupérer leur argent. Je vous assure que j’étais au niveau de l’inspection du travail, tout ce qui est conventionnel et qu’un travailleur doit avoir en fonction de la convention des bâtiment publics, la société Eiffage est en phase. Les 93 % des Sénégalais ont eu leur premier contrat ici et ont été visés et validés par l’inspection du travail. Les primes sont respectées », explique Diaraf Alassane Ndao, secrétaire général du Syndicat National des Travailleurs de la Construction de Bâtiments, de Bois et Travaux Publics et Privés (SNTCBTB), rapporte Le Témoin.

AYOBA FAYE

Mardi 13 Avril 2021 - 17:18


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