Au Tchad, l'administration, les ONG et les journalistes opérant dans la région du Lac, dans le sud-ouest du pays, sont formels : le groupe jihadiste Boko Haram a changé de modus operandi depuis environ six mois. Plus aucune attaque de grande envergure depuis des mois dans la région, les jihadistes de Boko Haram opèrent désormais de nuit et par petits groupes de six à huit combattants, en évitant l'armée tchadienne.
« Boko Haram a changé ses méthodes d'action. Il a commencé à enlever les personnels de l'État ou des ONG pour les échanger contre des rançons », explique le préfet du département de Fouli, Adoum Mahamat Mbomi.
Mais ce ne sont pas les seules cibles des jihadistes de Boko Haram, poursuit le préfet de Fouli. « Des jeunes garçons et des jeunes filles aussi. Parfois, ils s'échappent de Boko Haram. D'autres sont échangés contre rançons, et il y en a qui sont gardés comme combattants. » Et certaines parmi ces filles sont forcées d'épouser les jihadistes.
Conséquence, cette insécurité, conjuguée aux inondations qui ont frappé récemment toute cette région, a causé un déplacement massif de la population des îles du Lac Tchad pour la terre ferme. « Des ONG sont en train d'intervenir mais il y a trop de monde », environ 45 000 personnes, regrette encore Adoum Mahamat.
La station est devenue si alarmante que les forces vives de la région du Lac Tchad viennent de se réunir dans « un Forum contre la nébuleuse Boko Haram » il y a un peu plus d'une semaine à Bol, leur capitale. Ils demandent au gouvernement d'installer plus de bases et de patrouilles militaires ou encore d'armer les chasseurs du coin.
« Boko Haram a changé ses méthodes d'action. Il a commencé à enlever les personnels de l'État ou des ONG pour les échanger contre des rançons », explique le préfet du département de Fouli, Adoum Mahamat Mbomi.
Mais ce ne sont pas les seules cibles des jihadistes de Boko Haram, poursuit le préfet de Fouli. « Des jeunes garçons et des jeunes filles aussi. Parfois, ils s'échappent de Boko Haram. D'autres sont échangés contre rançons, et il y en a qui sont gardés comme combattants. » Et certaines parmi ces filles sont forcées d'épouser les jihadistes.
Conséquence, cette insécurité, conjuguée aux inondations qui ont frappé récemment toute cette région, a causé un déplacement massif de la population des îles du Lac Tchad pour la terre ferme. « Des ONG sont en train d'intervenir mais il y a trop de monde », environ 45 000 personnes, regrette encore Adoum Mahamat.
La station est devenue si alarmante que les forces vives de la région du Lac Tchad viennent de se réunir dans « un Forum contre la nébuleuse Boko Haram » il y a un peu plus d'une semaine à Bol, leur capitale. Ils demandent au gouvernement d'installer plus de bases et de patrouilles militaires ou encore d'armer les chasseurs du coin.
Autres articles
-
Mali : plus de 50 personnes tuées dans des attaques terroristes simultanées à Bandiagara
-
Sahel: lancement officiel de l'ADS, l'Alliance des démocrates au Sahel, pour défendre l'état de droit
-
La capitale économique du pays, dont les services et les infrastructures se dégradent d’année en année, accuse une dette de 1,3 milliard d’euros. Mauvaise gouvernance, budget gonflé, comptes dans un état catastrophique… Dans une lettre adressée au ma
-
Le Niger suspend neuf médias, Reporters sans Frontières demande la levée de la décision
-
Mali: des dizaines de victimes dans des attaques jihadistes dans la région de Mopti





Mali : plus de 50 personnes tuées dans des attaques terroristes simultanées à Bandiagara


