Le président Ismaël Omar Guelleh devait visiter Paris depuis longtemps, mais le sort d'une base navale au bout d'une presqu'île, au nord de Djibouti-Ville, l’a retardé plusieurs fois, dit-on. Dans le cadre d'un accord de défense qui doit être renouvelé avant son expiration, Paris veut conserver cette base, mais Djibouti veut la remplacer par un quartier d'affaires : il n'est pas certain qu'un compromis soit encore trouvé entre les deux capitales.
Mais le président Guelleh vient aussi pour parler d'investissements français dans son pays. Un accord avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) s'apprête à être signé, de même qu'avec l'électricien Engie. Cela alors que, lors de la précédente rencontre franco-djiboutienne en mars 2019, Djibouti avait regretté les timidités de la France. La Chine, en revanche, a largement financé des infrastructures et même une ligne ferroviaire conduisant à Addis-Abeba, en remplacement de l'ancien train français.
Par ailleurs, cette rencontre entre les deux présidents se déroule aussi dans un contexte politique sensible. Djibouti s'est tenu en retrait du conflit meurtrier de son voisin éthiopien, dans le Tigré, impliquant pourtant son rival l'Érythrée.
Des élections présidentielles en avril, boycottées par l’opposition
De plus, le président Guelleh est candidat à un cinquième mandat en avril 2021, face à une opposition qui boycottera le scrutin. Cette dernière appelle les partenaires étrangers de Djibouti à l'aide, pour éviter des désordres plus grands dans ce pays africain stratégique.
Selon Daoud Houmed, porte-parole de majorité présidentielle djiboutienne en Europe, « la politique » et les élections seront abordées lors de la visite à Paris. Selon lui, elles « vont se dérouler dans la meilleure condition possible ».
Mais le président Guelleh vient aussi pour parler d'investissements français dans son pays. Un accord avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) s'apprête à être signé, de même qu'avec l'électricien Engie. Cela alors que, lors de la précédente rencontre franco-djiboutienne en mars 2019, Djibouti avait regretté les timidités de la France. La Chine, en revanche, a largement financé des infrastructures et même une ligne ferroviaire conduisant à Addis-Abeba, en remplacement de l'ancien train français.
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