L’économiste Meissa Babou, est convaincu que « l'augmenter les salaires est un levier économique, malheureusement, fulmine-t-il, ça n’a pas été compris ». Selon lui, même si le Président de la République a avancé que le gouvernement débloque 800 milliards de F Cfa par année pour payer les salaires, ceci n’en est rien par rapport au budget de l’Etat.
« Souvent, ils prennent des chiffres pour narguer les Sénégalais. Si les salaires s’élèvent à 80 milliards Fcfa , ils devraient aussi vous dire qu’on rembourse les dettes à hauteur de presque de 82 milliard et, ce n’est pas bon », précise d’entrée l’économiste.
Selon Pr Meissa Babou « si, économiquement, le régime avait compris, il aurait peut-être fait un effort dans ce sens-là. Parce que l’amélioration des conditions de travail et des niveaux de salaires est peut-être une dimension importante à la fois du développement économique et du développement personnel ».
«Parce que, explique-t-il, quand le travailleur n’a pas suffisamment de moyens, non seulement, il n’aura pas de développement personnel, mais l’économie sera freinée parce qu’il nous faut aller acheter ». Il rappelle qu’ : « en 2004 jusqu’en 2010, Me Wade a augmenté plusieurs fois les salaires dont ceux de l’université et ce qui ont pu profiter de ces augmentions, ce sont simplement tous ces commerçants vendeurs de quelques choses, parce que, souligne-t-il, nous avons peut- être plus de moyens pour acheter».
« Maintenant, se questionne-t-il, est ce que l’Etat du Sénégal, avec 800 milliards par an, pour un budget de plus de 4 000 mille milliards, doit se plaindre ? Ho que non parce qu’on n’a pas atteint le tiers du budget », précise l’économiste sur Sud Fm.
Pr Meissa Babou de conclure qu’ : « Il faut réfléchir sur ces niveaux de salaires parce qu’il y a une différence entre les salaires d’en haut et les salaires d’en bas. On nous parle de 2 ou de 3 millions de salaires pendant que le jeune fonctionnaire touche 180 000 ou 200 000 F Cfa. Il nous faut, donc, réviser tout cela et le mettre dans un dynamique de classement de ces groupes-là pour qu’on ait une classe moyenne assez forte ».
« Souvent, ils prennent des chiffres pour narguer les Sénégalais. Si les salaires s’élèvent à 80 milliards Fcfa , ils devraient aussi vous dire qu’on rembourse les dettes à hauteur de presque de 82 milliard et, ce n’est pas bon », précise d’entrée l’économiste.
Selon Pr Meissa Babou « si, économiquement, le régime avait compris, il aurait peut-être fait un effort dans ce sens-là. Parce que l’amélioration des conditions de travail et des niveaux de salaires est peut-être une dimension importante à la fois du développement économique et du développement personnel ».
«Parce que, explique-t-il, quand le travailleur n’a pas suffisamment de moyens, non seulement, il n’aura pas de développement personnel, mais l’économie sera freinée parce qu’il nous faut aller acheter ». Il rappelle qu’ : « en 2004 jusqu’en 2010, Me Wade a augmenté plusieurs fois les salaires dont ceux de l’université et ce qui ont pu profiter de ces augmentions, ce sont simplement tous ces commerçants vendeurs de quelques choses, parce que, souligne-t-il, nous avons peut- être plus de moyens pour acheter».
« Maintenant, se questionne-t-il, est ce que l’Etat du Sénégal, avec 800 milliards par an, pour un budget de plus de 4 000 mille milliards, doit se plaindre ? Ho que non parce qu’on n’a pas atteint le tiers du budget », précise l’économiste sur Sud Fm.
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