Née en 1978 à Johannesburg, Turiya Magadlela a grandi dans le township de Mdantsane, étudié à l’université de Johannesburg et à la Rijksakademie à Amsterdam. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Soweto, en Afrique du Sud. Cette femme charismatique se définit elle-même comme « une voix pour les sans-voix et pour moi-même ». Entretien.
RFI : Avec votre œuvre Mashadi Would Say II, une sorte de cabane construite à partir de collants découpés, vous évoquez une figure importante de l’histoire sud-africaine. Oshadi Jane Mangena, combattante contre l’apartheid, a été chassée de son pays et après son retour en 1998, elle s’est beaucoup engagée pour les droits des femmes. Quel est pour vous le sens de votre installation ici au Palais de Tokyo ?
Turiya Magadlela : Il s’agit d’un poème que j'aimerais vous lire : « Cela continue, encore et encore… La souffrance endurée au fil des ans, le bonheur apprécié au fil des minutes, la douleur infligée d’un membre à l’autre, le rire partagé de cœur à cœur. »
C'est un poème écrit par ma mère. Elle est toujours en vie et elle vit en Angleterre. La vie est une évolution. Et nous sommes juste là, pendant 40 ou 100 ans, pour faire ce que nous pouvons dans l'espace qui nous a été donné. Ensuite nous le transmettons à quelqu'un d'autre ou à la génération suivante.
RFI : Avec votre œuvre Mashadi Would Say II, une sorte de cabane construite à partir de collants découpés, vous évoquez une figure importante de l’histoire sud-africaine. Oshadi Jane Mangena, combattante contre l’apartheid, a été chassée de son pays et après son retour en 1998, elle s’est beaucoup engagée pour les droits des femmes. Quel est pour vous le sens de votre installation ici au Palais de Tokyo ?
Turiya Magadlela : Il s’agit d’un poème que j'aimerais vous lire : « Cela continue, encore et encore… La souffrance endurée au fil des ans, le bonheur apprécié au fil des minutes, la douleur infligée d’un membre à l’autre, le rire partagé de cœur à cœur. »
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