C’est sous l’impulsion de Mahmoud Abbas que le ministre des Affaires civiles palestinien Hussein al-Cheikh demande aux Israéliens la renégociation du Protocole du Paris - signé au lendemain des accords d’Oslo, il y a près d’une vingtaine d’années -, car cet accord place l’économie palestinienne sous quasi perfusion israélienne.
L’Etat hébreu perçoit les taxes et les droits de douane au nom de l’Autorité palestinienne avant de les lui rétrocéder chaque mois. En d’autres termes, Israël, en retenant régulièrement les deux tiers des recettes budgétaires, peut facilement faire pression sur les dirigeants palestiniens.
Par ailleurs, le Protocole de Paris laisse une marge de manœuvre financière très limitée aux Palestiniens : autorisation d’importer uniquement certains produits, essentiellement des biens de consommation courante et non des équipements industriels ou technologiques permettant de produire des biens à haute valeur ajoutée, interdiction également de baisser le prix de l’essence et d’autres produits au-dessous d’un certain seuil, ni de les subventionner.
Depuis la hausse des prix et des taxes dans les Territoires palestiniens, Mahmoud Abbas est confronté à une grogne sociale et à des manifestations quotidiennes. Acculé, il se tourne désormais vers l’Etat hébreu même s’il y a peu de chances pour que les Israéliens acceptent de renégocier un accord économique aussi avantageux pour eux.
RFI
L’Etat hébreu perçoit les taxes et les droits de douane au nom de l’Autorité palestinienne avant de les lui rétrocéder chaque mois. En d’autres termes, Israël, en retenant régulièrement les deux tiers des recettes budgétaires, peut facilement faire pression sur les dirigeants palestiniens.
Par ailleurs, le Protocole de Paris laisse une marge de manœuvre financière très limitée aux Palestiniens : autorisation d’importer uniquement certains produits, essentiellement des biens de consommation courante et non des équipements industriels ou technologiques permettant de produire des biens à haute valeur ajoutée, interdiction également de baisser le prix de l’essence et d’autres produits au-dessous d’un certain seuil, ni de les subventionner.
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