Si Donald Trump était devant son écran, il a assisté comme tous les internautes aux difficultés rencontrées par l’avocat chargé de défendre son décret anti-immigration. Le cœur de sa plaidoirie fut d’expliquer que le président des Etats-Unis a le sentiment qu’un risque d’attentat existe. Les trois juges ont été très directs et sans empathie : « C’est le juge Clifton : je comprends le concept, mais c’est très abstrait ! Y a-t-il une raison, non dite, qui vous fait croire à un risque réel ? »
Les questions ont fusé : combien d’attentats commis par les ressortissants des sept pays en question ? Avez-vous des preuves que vous nous cachez ? Le juriste de la Maison Blanche a eu la parole pendant trente minutes.
L’avocat de l’Etat de Washington a ensuite défendu la décision d’empêcher l’application du décret. Une plaidoirie sur le préjudice causé à tous les citoyens américains par un texte jugé discriminatoire. Là encore, les questions précises ont mis ce juriste en difficulté. « Nous avons eu des décrets dans le passé qui ciblaient les gens sur leur pays. Par exemple en visant les Cubains, c’est bien un préjudice sur la nationalité ? »
L’urgence de la situation n’a peut-être pas permis aux avocats de travailler leur sujet, mais c’était évident mardi soir : les juges ont estimé les dossiers mal préparés et les arguments peu étayés par des preuves concrètes.
Les questions ont fusé : combien d’attentats commis par les ressortissants des sept pays en question ? Avez-vous des preuves que vous nous cachez ? Le juriste de la Maison Blanche a eu la parole pendant trente minutes.
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