Malgré l’urgence de la situation, le président Michel Aoun ne semble pas pressé de choisir un successeur à Saad Hariri, qui a renoncé jeudi à former le prochain gouvernement, neuf mois après sa désignation.
La date des consultations parlementaires contraignantes pour décider du nom du nouveau Premier ministre ne sera fixée par le chef de l’État qu’après la fête musulmane de l’Adha, qui se prolongera toute la semaine prochaine.
Le retard pris par Michel Aoun pour lancer les consultations s’explique par la difficulté à trouver un remplaçant à Saad Hariri, qui dirige le plus important bloc parlementaire sunnite, une communauté dont est toujours issu le Premier ministre.
Les candidats potentiels ne se bousculent pas...
Après avoir jeté l’éponge, le leader sunnite a fait savoir qu’il n’adouberait aucune personnalité pour lui succéder. Dans ce contexte, les candidats potentiels ne se bousculent pas, sachant que la légitimité communautaire leur fera défaut.
Ce retard est d’autant plus grave que chaque jour qui passe plonge le Liban dans une situation encore plus chaotique, alors que la crise socio-économique devient ingérable et que la colère des gens grandit.
La livre libanaise poursuit sa chute face au dollar, entraînant une hausse des prix incontrôlable. Les subventions sont levées progressivement, une pénurie de pain pointe à l’horizon et les violences se multiplient partout dans le pays.
La date des consultations parlementaires contraignantes pour décider du nom du nouveau Premier ministre ne sera fixée par le chef de l’État qu’après la fête musulmane de l’Adha, qui se prolongera toute la semaine prochaine.
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Les candidats potentiels ne se bousculent pas...
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