Après la démission de l'émissaire de l'ONU, l'Afrique espère avoir plus d'influence dans la gestion du dossier libyen. « Ghassan Salamé était insensible au rôle de l'Afrique dans le processus de paix », regrette un diplomate tchadien. Sa démission pourrait donc, selon lui, permettre de mieux prendre en compte les suggestions de l'Union africaine sur le sujet, et amener à la nomination d'un émissaire commun, pour l'Union africaine et les Nations unies, l'une des demandes du continent.
Au Niger aussi, cette idée séduit. Pour un diplomate, l'Union africaine est la mieux placée pour faire avancer le processus de paix en Libye. « L'UA n'a pas d'agenda politique dans ce pays, et les médiations africaines ont montré leur efficacité, comme au Soudan », souligne-t-il. Selon lui, les déclarations du secrétaire général de l'ONU en février montrent qu'une coopération est possible. António Guterres avait alors appuyé la proposition de l'UA d'organiser un grand forum inter-libyen de réconciliation.
Mais pour Claudia Gazzini, spécialiste de la Libye, la démission de Ghassan Salamé ne fera pas évoluer le rôle de l'Union africaine dans le dossier. « La possibilité d'un émissaire conjoint entre l’UA et l’ONU a déjà été discutée, explique-t-elle, mais rejetée, car les pays arabes au sein des Nations unies ne voient pas la Libye comme un problème africain ».
Au Niger aussi, cette idée séduit. Pour un diplomate, l'Union africaine est la mieux placée pour faire avancer le processus de paix en Libye. « L'UA n'a pas d'agenda politique dans ce pays, et les médiations africaines ont montré leur efficacité, comme au Soudan », souligne-t-il. Selon lui, les déclarations du secrétaire général de l'ONU en février montrent qu'une coopération est possible. António Guterres avait alors appuyé la proposition de l'UA d'organiser un grand forum inter-libyen de réconciliation.
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