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Logement social au Sénégal : L'Expert Al Hassane Diop préconise le levier des PPP pour l'Agenda 2050



Dans une réflexion stratégique, Al Hassane Diop, expert en Partenariats Public-Privé (PPP) à l’ARCOP-Sénégal, analyse comment le modèle contractuel entre l'État et le secteur privé peut devenir le moteur de la politique de l'habitat. Face à l'urbanisation galopante et aux contraintes budgétaires, l'expert démontre que le logement ne doit plus être une simple dépense publique, mais un investissement de performance.
 

L'urgence d'un changement de paradigme s'impose avec une population urbaine africaine qui devrait doubler d'ici 2030. Les méthodes classiques de financement public montrant leurs limites, les déficits des États imposent de mobiliser l'expertise et les capitaux privés. Le PPP permet de passer d'une logique patrimoniale, où l'État construit et possède, à une logique de service où le privé réalise et maintient l'infrastructure contre une rémunération basée sur la performance.
 

L'Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » fixe des objectifs massifs, notamment la production de 500 000 logements sociaux en dix ans. Pour y parvenir, Al Hassane Diop met en avant les innovations de la loi PPP de 2021, en particulier l'accord-programme. Ce dispositif permet de simplifier et d'accélérer la mise en œuvre de plusieurs contrats identiques dans différentes localités. Les structures publiques comme la SN HLM et la SICAP SA conservent un rôle central grâce à leur capacité de mobilisation foncière.
 

L'innovation majeure de cette réflexion réside dans l'intégration de la durabilité. L'expert propose l'utilisation de l'outil PIERS, promu par l'ONU, pour évaluer les projets selon cinq critères : l'accès et l'équité, l'efficacité économique, la durabilité environnementale, la reproductibilité et la participation des parties prenantes. L'idée est de privilégier le bilan carbone global et la résilience plutôt que le coût initial le moins-disant, afin que les bâtiments soient conçus pour résister aux chocs climatiques.
 

Pour rassurer les investisseurs, l'expert suggère des modèles de financement innovants comme le financement mixte (Blended Finance), qui combine fonds publics et capitaux privés pour atténuer les risques. Il préconise également des incitations liées à la performance, où la rémunération de l'opérateur privé est directement liée à l'atteinte de résultats concrets en matière de résilience et d'entretien des bâtiments.



Mardi 7 Avril 2026 - 21:08


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