"M. Ravalomanana a été condamné par défaut aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre et complicité de meurtre," a déclaré par téléphone à l'AFP Me Hanitra Razafimanantsoa, l'une des avocats du président évincé, exilé en Afrique du Sud depuis mars 2009.
Le 7 février 2009, la garde présidentielle, dissimulée, avait tiré sans sommation sur une foule qui se dirigeait vers le palais abritant les bureaux du président, dans le centre-ville de la capitale, faisant au moins une trentaine de morts et plus d’une centaine de blessés.
Parmi les dix-huit autres co-accusés dans le procès, qui s’est déroulé cette semaine devant la Cour criminelle ordinaire d’Antananarivo, quatorze ont écopé d’une peine de travaux forcés à perpétuité.
Les accusés ont été seulement défendus par deux assesseurs, leurs avocats ayant choisi de quitter les débats dès le début, considérant qu’il y avait "violation flagrante des droits de la défense", selon Me Razafimanantsoa.
Autres articles
-
En Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
-
Bénin: quatre militaires tués dans des attaques à la frontière avec le Burkina Faso
-
Soudan: les Émirats arabes unis accusés d'avoir envoyé des mercenaires colombiens en soutien aux FSR
-
En RDC, la communauté internationale se mobilise face à l'épidémie d'Ebola
-
Bénin-Niger: vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?




En Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes


