C'est un tournant dans le climat de tensions politiques que traverse le pays depuis près de deux semaines. La Haute Cour constitutionnelle a notamment rejeté l'un des articles les plus contestés par l'opposition. Il concerne l'obligation pour les candidats à l'élection présidentielle de fournir un extrait de casier judiciaire très détaillé, le bulletin n°2, qui contient toutes les condamnations d'un citoyen. Cette disposition a été jugée non conforme et contraire au principe d'égalité entre les candidats aux élections.
L'utilisation de bulletins de vote individuels au second tour a aussi été déclarée non conforme à la Constitution. L'instance judiciaire recommande l'utilisation du bulletin unique, c'est-à-dire un papier sur lequel figurent les noms de tous des candidats au scrutin présidentiel. Il écarte ainsi les éventuelles protestations des candidats qui seraient amenés à se plaindre de ne pas avoir eu leurs propres bulletins en quantité suffisante dans les bureaux de vote. Il évite aussi le marchandage de voix, explique la Haute Cour.
Autre article contesté par l'opposition et rejeté par l'instance : le raccourcissement de la durée de la campagne électorale du second tour de 15 à 7 jours. Une révision de ces lois par l'exécutif est donc attendue avant un nouveau vote au Parlement.
Sur la place du 13-Mai ce vendredi matin, la députée de l'opposition Hanitra Razafimanantsoa a indiqué que cette décision de la Haute Cour constitutionnelle n'est qu'une étape. « C'est une première victoire pour le changement. Cette décision prouve que les députés sont plus compétents que le gouvernement. Si vous êtes incompétents, démissionnez », a-t-elle déclaré devant les manifestants.
L'utilisation de bulletins de vote individuels au second tour a aussi été déclarée non conforme à la Constitution. L'instance judiciaire recommande l'utilisation du bulletin unique, c'est-à-dire un papier sur lequel figurent les noms de tous des candidats au scrutin présidentiel. Il écarte ainsi les éventuelles protestations des candidats qui seraient amenés à se plaindre de ne pas avoir eu leurs propres bulletins en quantité suffisante dans les bureaux de vote. Il évite aussi le marchandage de voix, explique la Haute Cour.
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