« Personnel Administratif et Technique en grève », « Payez nos salaires en temps et en heure », indiquent des banderoles suspendues au portail fermé de l'université d'Antananarivo. Dans la salle d'étude du campus, le nez plongé dans ses cahiers, Rila, étudiant en histoire craint une année chaotique.
« L'année dernière, il y a eu la pandémie de Covid-19 et on s'est dit que ça irait mieux cette année mais là, la rentrée n'a même pas commencé qu'il y a des grèves partout. On a peur qu'encore une fois les cours soient fait à la va vite et de perdre notre temps. Ce sont toujours les étudiants qui paient le prix de cette désorganisation. On demande aux dirigeants de ne plus jouer avec notre avenir. »
Pour Hery, 27 ans, en 5e année de physique, les grèves à répétition et la pandémie lui ont fait perdre deux années d'études. « Les responsables de l'université disent toujours qu'il n'y a pas d'année blanche mais la réalité c'est que quand on fait le calcul, il y a eu plusieurs années blanches. On est arrivé à une situation où il y a comme un embouteillage d'étudiants ici. Il n'y a plus assez de place pour accueillir tout le monde. Les bacheliers de cette année ne vont pas pouvoir étudier ici alors que la plupart n'a pas les moyens d'aller dans le privé pour pouvoir poursuivre ses études. Le président de la République parle toujours de l'avenir des jeunes mais s'il se soucie vraiment de nous, qu'il prenne en main les multiples problèmes des universités publiques. »
Quelque 100 000 jeunes malgaches ont obtenu leur baccalauréat le mois dernier. La plupart des facultés publiques ont annoncé qu'elles n'avaient pas les moyens de les accueillir.
« L'année dernière, il y a eu la pandémie de Covid-19 et on s'est dit que ça irait mieux cette année mais là, la rentrée n'a même pas commencé qu'il y a des grèves partout. On a peur qu'encore une fois les cours soient fait à la va vite et de perdre notre temps. Ce sont toujours les étudiants qui paient le prix de cette désorganisation. On demande aux dirigeants de ne plus jouer avec notre avenir. »
Pour Hery, 27 ans, en 5e année de physique, les grèves à répétition et la pandémie lui ont fait perdre deux années d'études. « Les responsables de l'université disent toujours qu'il n'y a pas d'année blanche mais la réalité c'est que quand on fait le calcul, il y a eu plusieurs années blanches. On est arrivé à une situation où il y a comme un embouteillage d'étudiants ici. Il n'y a plus assez de place pour accueillir tout le monde. Les bacheliers de cette année ne vont pas pouvoir étudier ici alors que la plupart n'a pas les moyens d'aller dans le privé pour pouvoir poursuivre ses études. Le président de la République parle toujours de l'avenir des jeunes mais s'il se soucie vraiment de nous, qu'il prenne en main les multiples problèmes des universités publiques. »
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