Savoir où va l’argent de ses impôts, consulter les tarifs et les frais des services publics… Autant de données auxquelles le contribuable malgache ne peut pas vraiment accéder.
Prisca Rananjarison est journaliste indépendante et co-anime la conférence. Pour elle, le pacte de confiance entre l’Etat et sa population est indispensable. « Je suis une entrepreneure, j’ai le droit de savoir où vont les 5 % que je paie tous les mois dans mes prestations. Donc, ça garantit une certaine transparence et cela permet aussi une bonne gouvernance. Parce que l’Etat doit ça à sa population. Où va l’argent de la population, comment on l’utilise et à quels fins ? »
Pour Transparency International, il y a une corrélation forte entre ces données ouvertes et la performance dans la lutte contre la corruption. Par exemple, si les administrations publiaient systématiquement leurs budgets, il serait plus facile d’y repérer les dépenses et les marchés suspects.
Frédéric Lesné, conseiller à Transparency International, veut monter un cran au-dessus. « Un de nos objectifs cette année, ça va être de pousser à l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information. Et donc, avec cette loi, on espère que les administrations seront plus disposées à mettre en ligne leurs données. »
Reste que l’open data se confronte à un autre problème à Madagascar, qui est l’accès à internet. Sur 24 millions d’habitants, seulement 2 millions sont des internautes.
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