Le président nigérien, Mamadou Tandja, a été renversé, jeudi 18 février 2010, par un coup d'Etat. A 72 ans, cet ancien militaire, entré en politique en participant à un coup d'Etat, héritier du système de parti unique, avait depuis longtemps troqué l'uniforme pour le costume de politicien. De sa carrière de soldat, il avait conservé une inflexibilité qui lui a sans doute été fatale. Portrait.
Colonel de l'armée nigérienne, Mamadou Tandja est apparu pour la première fois sur la scène politique en 1974 lorsqu'il participe avec le général Seyni Kountché au renversement du premier président, Hamani Diori.
Ministre de l'Intérieur, puis ambassadeur au Nigeria, il sera à nouveau ministre de l'Intérieur dans le gouvernement du président Ali Saïbou.
Mais c'est à l'issue de la conférence nationale de 1991 et de la transition qui s'en est suivie que Mamadou Tandja affiche clairement ses ambitions à la présidence.
Coiffé de son éternel bonnet rouge carmin, il est le candidat de l'ancien parti unique, le MNSD. Mais il sera battu.
C'est à sa troisième tentative, en novembre 1999, que Mamadou Tandja est enfin élu. En novembre 2004, il est réélu pour un second mandat de cinq ans qui devait s'achever en décembre dernier, car la Constitution nigérienne limite les mandats présidentiels à deux.
Mais le vieux militaire âgé de 72 ans, qui a pris goût au pouvoir, ne veut plus partir. Après un bras de fer avec l'Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle, il dissout ces deux institutions et organise un référendum pour faire approuver son maintien au pouvoir durant trois ans, et plus tard la possibilité de se présenter aux élections organisées dans le cadre d'une sixième République ainsi instaurée.
Colonel de l'armée nigérienne, Mamadou Tandja est apparu pour la première fois sur la scène politique en 1974 lorsqu'il participe avec le général Seyni Kountché au renversement du premier président, Hamani Diori.
Ministre de l'Intérieur, puis ambassadeur au Nigeria, il sera à nouveau ministre de l'Intérieur dans le gouvernement du président Ali Saïbou.
Mais c'est à l'issue de la conférence nationale de 1991 et de la transition qui s'en est suivie que Mamadou Tandja affiche clairement ses ambitions à la présidence.
Coiffé de son éternel bonnet rouge carmin, il est le candidat de l'ancien parti unique, le MNSD. Mais il sera battu.
C'est à sa troisième tentative, en novembre 1999, que Mamadou Tandja est enfin élu. En novembre 2004, il est réélu pour un second mandat de cinq ans qui devait s'achever en décembre dernier, car la Constitution nigérienne limite les mandats présidentiels à deux.
Mais le vieux militaire âgé de 72 ans, qui a pris goût au pouvoir, ne veut plus partir. Après un bras de fer avec l'Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle, il dissout ces deux institutions et organise un référendum pour faire approuver son maintien au pouvoir durant trois ans, et plus tard la possibilité de se présenter aux élections organisées dans le cadre d'une sixième République ainsi instaurée.
Autres articles
-
Le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES plaide pour une coopération exemplaire entre les deux espaces
-
Ebola en République Démocratique du Congo : l'OMS annonce plus de 900 cas suspects
-
Ebola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri
-
RDC: de nouvelles mesures pour tenter d'endiguer Ebola, dix jours après l'annonce d'une nouvelle épidémie
-
Nigeria: le président sortant Bola Ahmed Tinubu officiellement investi pour briguer sa succession




Le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES plaide pour une coopération exemplaire entre les deux espaces


