Il existe à Tanger, la ville dans laquelle Abderrahmane Youssoufi est né en 1924, une avenue qui porte son nom. Elle a été inaugurée par le roi Mohamed VI en 2016. Abderrahmane Youssoufi était d’ailleurs le chef du gouvernement lorsque l’actuel souverain marocain est monté sur le trône, en 1999.
Un an plus tôt, en 98, c’est son père, le roi Hassan II, qui l’avait désigné pour former un « gouvernement d’alternance », marqué par l’arrivée de la gauche, dans un geste de réconciliation avec l’opposition. Hassan II se sait alors en fin de vie et veut préparer une transition avec son fils et successeur. La mission est donc confiée à Abderrahmane Youssoufi, figure de la gauche marocaine, membre de l’USFP, l’Union socialiste des forces populaires, dont il est le premier secrétaire pendant une dizaine d’années, jusqu’au début des années 2000.
Un ancien journaliste marocain le décrit comme un homme honnête et sincère, qui n’a jamais transigé sur ses valeurs. Mais pour lui, Abderrahmane Youssoufi reste aussi l’artisan d’une occasion manquée, qui n’a pas su relever le défi historique de renégocier avec le pouvoir, avec le Roi.
Aderrahmane Youssoufi a occupé la fonction de Premier ministre jusqu’en 2002. Son départ du gouvernement, suivi quelques mois plus tard de sa démission du poste de premier secrétaire de l’USFP, avait signé sa retraite politique.
Un an plus tôt, en 98, c’est son père, le roi Hassan II, qui l’avait désigné pour former un « gouvernement d’alternance », marqué par l’arrivée de la gauche, dans un geste de réconciliation avec l’opposition. Hassan II se sait alors en fin de vie et veut préparer une transition avec son fils et successeur. La mission est donc confiée à Abderrahmane Youssoufi, figure de la gauche marocaine, membre de l’USFP, l’Union socialiste des forces populaires, dont il est le premier secrétaire pendant une dizaine d’années, jusqu’au début des années 2000.
Un ancien journaliste marocain le décrit comme un homme honnête et sincère, qui n’a jamais transigé sur ses valeurs. Mais pour lui, Abderrahmane Youssoufi reste aussi l’artisan d’une occasion manquée, qui n’a pas su relever le défi historique de renégocier avec le pouvoir, avec le Roi.
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