Simo Gnawi fait partie d'un trio de rappeurs qui a lancé, le 29 octobre dernier sur YouTube, Aâcha Chaâb - vive le peuple -, une chanson qui dénonce, avec des paroles vindicatives, les conditions de la jeunesse marocaine. Une vidéo qui a été vue par plus de 8 millions de Marocains depuis cette date. Son interpellation suscite le débat et la colère au Maroc.
Officiellement, c'est pour atteinte à l'honneur de policiers en exercice que le rappeur Simo Gnawi est poursuivi. Les faits pour lesquels il est inculpé remontent, selon la police, à une date antérieure à la chanson, mais de nombreux soutiens du rappeur affirment le contraire. « On veut le faire taire », affirment-ils.
C'est aussi l'opinion de Khadija Anani de la AMDH, l'association marocaine des droits de l'homme : « Cette arrestation est un acte de vengeance. Les autorités, dit-elle, trouvent toujours des prétextes pour arrêter les gens qui dérangent, surtout avec ce slogan vive le peuple ». Khadija Anani regrette qu'on soit, « dans la continuité de la régression des droits en matière d'expression au Maroc ».
A l'origine, « vive le peuple », est un slogan utilisé dans les stades et durant les manifestations pour dénoncer la corruption de la classe politique. C'est un « cri du cœur d’une jeunesse laissée à la marge », estime un rappeur qui a travaillé avec Simo Gnawi, à propos de la chanson récemment mise en ligne où l'on voit le trio de chanteurs dénoncer l'injustice sociale, la répression, la corruption et la misère.
Depuis l'arrestation de Simo Gnawi, de nombreux militants de la société civile multiplient les appels aux autorités pour qu'elles « tirent des leçons des messages portés par ce genre de chansons et du malaise que cela traduit chez une importante partie de la jeunesse marocaine ».
Officiellement, c'est pour atteinte à l'honneur de policiers en exercice que le rappeur Simo Gnawi est poursuivi. Les faits pour lesquels il est inculpé remontent, selon la police, à une date antérieure à la chanson, mais de nombreux soutiens du rappeur affirment le contraire. « On veut le faire taire », affirment-ils.
C'est aussi l'opinion de Khadija Anani de la AMDH, l'association marocaine des droits de l'homme : « Cette arrestation est un acte de vengeance. Les autorités, dit-elle, trouvent toujours des prétextes pour arrêter les gens qui dérangent, surtout avec ce slogan vive le peuple ». Khadija Anani regrette qu'on soit, « dans la continuité de la régression des droits en matière d'expression au Maroc ».
A l'origine, « vive le peuple », est un slogan utilisé dans les stades et durant les manifestations pour dénoncer la corruption de la classe politique. C'est un « cri du cœur d’une jeunesse laissée à la marge », estime un rappeur qui a travaillé avec Simo Gnawi, à propos de la chanson récemment mise en ligne où l'on voit le trio de chanteurs dénoncer l'injustice sociale, la répression, la corruption et la misère.
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