Le 12 janvier 2012, le rappeur Mouad Belghouat, surnommé «Al-Haqed», le «rancunier» à sa sortie de prison, avant d'être à nouveau condamné ce 11 mai 2012. CHAFIK ARICH / AFP
Un an de prison ferme. C'est la peine maximale prévue en cas d’outrage à un agent de police. Avec ce verdict, le juge a donc choisi l’option de la sévérité. Et un signal clair : l’Etat voulait voir le jeune rappeur derrière les barreaux. Les avocats de la défense ont immédiatement fait appel. Pour eux, ce jugement est inique. Condamner à une peine aussi lourde un artiste pour les paroles d’une chanson, c'est du jamais vu au Maroc. « Et c'est une logique dangereuse », a estimé l’un de ses avocats Omar Benjelloun. Un procès qualifié de « politique » dès son ouverture par les organisations de défense des droits de l’homme.
La chanson qui a déclenché la plainte de la police circulait depuis 2008 sur internet sans avoir jamais attiré l’attention des autorités. Et d’autres rappeurs ont critiqué les forces de l’ordre du royaume sans jamais être incarcérés. Le verdict a en tout cas été lu devant une salle quasi vide ce vendredi 11 mai 2012. A la dernière minute, le juge a choisi d’avancer de deux heures cette dernière audience, une façon, sans doute, d’éviter qu'elle ne se transforme en manifestation. A chaque fois, les fans du jeune chanteur casablancais sont venus nombreux soutenir celui qui est devenu peu à peu leur porte-parole.
Source: RFI
La chanson qui a déclenché la plainte de la police circulait depuis 2008 sur internet sans avoir jamais attiré l’attention des autorités. Et d’autres rappeurs ont critiqué les forces de l’ordre du royaume sans jamais être incarcérés. Le verdict a en tout cas été lu devant une salle quasi vide ce vendredi 11 mai 2012. A la dernière minute, le juge a choisi d’avancer de deux heures cette dernière audience, une façon, sans doute, d’éviter qu'elle ne se transforme en manifestation. A chaque fois, les fans du jeune chanteur casablancais sont venus nombreux soutenir celui qui est devenu peu à peu leur porte-parole.
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