De source sécuritaire et de source proche des mouvements salafistes, un Mauritanien, un Marocain et un Algérien figuraient parmi les combattants tués lors du raid. Le Mauritanien serait le frère d’un homme actuellement incarcéré à Nouakchott pour sa participation présumée à l’assassinat d’un ressortissant américain tué dans la capitale mauritanienne en juin 2009.
Le deuxième homme serait Béchir el-Magrebi. D’origine marocaine, cet informaticien aurait vécu à Atar, Nouakchott et Néma avant de fuir la Mauritanie en 2005. Béchir el-Magrebi aurait été le bras droit de Yahia Hamane qui n’est autre que le lieutenant d’Abdelhamid Abou Zeid, le chef de groupe qui détenait Michel Germaneau.
L’autre personnage important dans l’organigramme de l’organisation terroriste dans la région serait le troisième combattant identifié. Cet Algérien, surnommé Bilal, serait un chef d’opération. Habitué à opérer en Algérie, il est présenté comme le chef militaire pour la Mauritanie au sein d’al-Qaïda au Maghreb islamique.
Lors de sa visite lundi dernier à Nouakchott, Bernard Kouchner avait déploré que le raid n’ait pas pu sauver Michel Germaneau. Il avait toutefois félicité la Mauritanie pour sa détermination à combattre le terrorisme et pour le succès de son opération. Une opération qui avait permis de neutraliser ce groupe d’al-Qaïda et d’empêcher une attaque sur son sol.
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