C’est toute une délégation familiale qui s’est rendue au tribunal de Tombouctou, pour porter plainte pour enlèvement et séquestration.
Selon les plaignants, après l’attaque d’un campement dans le désert malien, où des membres d’AQMI ont été tués, les forces mauritaniennes et françaises se sont dirigées vers un autre campement, celui-ci occupé par des civils. Sur place, brutalement, deux personnes auraient été arrêtées, Cheikna ould Bolla et Rabah ould Messaoud ; selon leurs proches, ils auraient ensuite été conduits en Mauritanie, où ils seraient toujours détenus.
Que leur reproche-t-on ? Ils seraient des partisans d’AQMI (al-Qaïda au Maghreb islamique). « Faux ! », rétorquent leurs parents qui expliquent : « Les deux personnes arrêtées sont des Arabes maliens de la tribu des Houasras. Ils sont des éleveurs, recensés comme tels, dans leur commune située au nord-ouest du Mali, où ils paient les impôts ».
Et l’un des deux jeunes est d’ailleurs le fils de Noho ould Ely, un richissime homme d’affaires du nord du Mali. « Ils n’ont rien à voir avec al-Qaïda », martèlent leurs proches, qui réclament la fin de leur séquestration et leur retour en territoire malien. Un avocat a été constitué pour les défendre.
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