Les dix juges de la Cour suprême se sont prononcés à l’unanimité, mardi 7 septembre : plus aucune femme ne peut être poursuivie ou jetée en prison au Mexique pour un avortement. La Cour s'est réunie en séance plénière pendant deux jours pour examiner la constitutionnalité des articles du code pénal de l'État de Coahuila, dans le nord du Mexique, qui punissent les femmes qui se font avorter, avec des peines pouvant aller jusqu'à trois ans de prison. Ces articles ont été déclarés inconstitutionnels, établissant une jurisprudence pour les tribunaux dans le pays.
Un progrès pour les droits des femmes
Dans la capitale, où cette pratique est légale jusqu'à douze semaines depuis 2007 et pratiqué gratuitement dans les cliniques de la mairie, la population salue ce qu’elle considère majoritairement comme une avancée pour les droits des femmes, rapporte notre correspondante à Mexico, Emmanuelle Steels. Fernanda Rodriguez, architecte d’intérieur, approuve cette mesure même si elle pense que les femmes doivent invoquer un motif valable pour se voir autoriser un avortement.
Pamela Robles, une fonctionnaire qui se définit comme féministe, estime que le Mexique sort du Moyen Âge grâce à cette décision. « Il y a encore beaucoup de choses à faire, beaucoup de combats à mener, mais le Mexique change, se réjouit-elle. C’est impressionnant ! Je me sens fière de mon pays aujourd’hui. »
Recours possible pour les femmes emprisonnées
Actuellement, une vingtaine d’États mexicains criminalisent encore l’avortement. Plus pour longtemps d’après Fernanda Salazar, politologue. « Les femmes qui sont en prison pour un avortement peuvent invoquer le critère établi par la Cour pour obtenir leur liberté, explique-t-elle. Et cela empêche d’autres États d’adopter des législations contre l’avortement. »
Ce mardi, des manifestants anti-avortement priaient devant la Cour suprême : sauvons des vies, imploraient-ils. L’unanimité des juges les a surpris.
Un progrès pour les droits des femmes
Dans la capitale, où cette pratique est légale jusqu'à douze semaines depuis 2007 et pratiqué gratuitement dans les cliniques de la mairie, la population salue ce qu’elle considère majoritairement comme une avancée pour les droits des femmes, rapporte notre correspondante à Mexico, Emmanuelle Steels. Fernanda Rodriguez, architecte d’intérieur, approuve cette mesure même si elle pense que les femmes doivent invoquer un motif valable pour se voir autoriser un avortement.
Pamela Robles, une fonctionnaire qui se définit comme féministe, estime que le Mexique sort du Moyen Âge grâce à cette décision. « Il y a encore beaucoup de choses à faire, beaucoup de combats à mener, mais le Mexique change, se réjouit-elle. C’est impressionnant ! Je me sens fière de mon pays aujourd’hui. »
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