Dans notre Chapitre (Avril-Juin) consacré aux Migrations (20 reportages, mini-dossiers, interviews sur la question des Migrations au Sénégal), en collaboration avec l'organisation Article 19, nous sommes allés à la rencontre de l’Expert et Chercheur en Migrations, le Professeur Ibrahima Kane, pour un entretien sur l’histoire des migrations.
Plusieurs questions ont été abordées avec ce spécialiste sur la migration, à savoir l’histoire de l’humanité des migrations, la position du droit international sur l’expulsion du migrant de sa terre ou son pays d’accueil, la migration influencée par des changements climatiques et également la politique migratoire de l’Etat du Sénégal.
Le professeur Ibrahima Kane a rappelé que le phénomène migratoire a toujours été intrinsèquement lié aux origines de l’humanité. Selon lui, « toute l’histoire de l’Afrique, c’est une histoire d'émigration (400 millions sur une population 1 milliard huit cent) ». Quand bien même les déplacements des populations ont revêtu de nombreuses formes jusqu’à aujourd’hui, qu’elles soient géographiques, politiques, géopolitiques, climatiques, intermittentes et autres.
En ce qui concerne les migrations économiques, les Africains ne se dirigent plus vers l’Europe, selon Professeur Kane. Avec les statistiques qu’il a, « la destination (privilégiée) des Africains, ce n’est plus l’Europe, mais les pays asiatiques. Du point vue économique, l’Europe est en train d’être déclassée par l’Afrique. Et la Chine est en train de nouer des très bonnes relations avec le Sénégal », a-t-il souligné
Poursuivant ses propos, Ibrahima Kane a souligné que se déplacer n’est pas illégal, à moins que vous remplissiez les conditions du pays d’accueil. Il a aussi évoqué qu’en Afrique de l’Ouest, on sait que la moitié de la population n’a pas de pièces d’état-civil, ce qui revient à ne pas les identifier. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a elle-même décidé la création « des pièces d’identité biométriques » pour faciliter le déplacement de certains pays d’Afrique participe à lutter contre la migration irrégulière.
Pour ce qui est de la politique migratoire de l’Etat du Sénégal, M. Kane a souligné l’absence d’un document de politique nationale intégrée en matière de migrations. Que depuis 2015, un dossier sur la migration a été soumis à l'Etat par des experts et toujours pas examiné par les autorités. Il a aussi précisé que cette année, le Président Macky sall a demandé de présenter à nouveau le dossier au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan .
Plusieurs questions ont été abordées avec ce spécialiste sur la migration, à savoir l’histoire de l’humanité des migrations, la position du droit international sur l’expulsion du migrant de sa terre ou son pays d’accueil, la migration influencée par des changements climatiques et également la politique migratoire de l’Etat du Sénégal.
Le professeur Ibrahima Kane a rappelé que le phénomène migratoire a toujours été intrinsèquement lié aux origines de l’humanité. Selon lui, « toute l’histoire de l’Afrique, c’est une histoire d'émigration (400 millions sur une population 1 milliard huit cent) ». Quand bien même les déplacements des populations ont revêtu de nombreuses formes jusqu’à aujourd’hui, qu’elles soient géographiques, politiques, géopolitiques, climatiques, intermittentes et autres.
En ce qui concerne les migrations économiques, les Africains ne se dirigent plus vers l’Europe, selon Professeur Kane. Avec les statistiques qu’il a, « la destination (privilégiée) des Africains, ce n’est plus l’Europe, mais les pays asiatiques. Du point vue économique, l’Europe est en train d’être déclassée par l’Afrique. Et la Chine est en train de nouer des très bonnes relations avec le Sénégal », a-t-il souligné
Poursuivant ses propos, Ibrahima Kane a souligné que se déplacer n’est pas illégal, à moins que vous remplissiez les conditions du pays d’accueil. Il a aussi évoqué qu’en Afrique de l’Ouest, on sait que la moitié de la population n’a pas de pièces d’état-civil, ce qui revient à ne pas les identifier. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a elle-même décidé la création « des pièces d’identité biométriques » pour faciliter le déplacement de certains pays d’Afrique participe à lutter contre la migration irrégulière.
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