Le président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou.
Alors que l'équipe du Togo est officiellement disqualifiée depuis lundi 11 janvier au soir pour être rentrée au pays après le mitraillage de son bus, la Confédération africaine de football est la cible de nombreuses critiques pour sa gestion très impersonnelle de la crise.
Il serait exagéré de dire que les autorités du football ont pris l'attaque du bus togolais et les 3 décès qui s'en sont suivi pour un simple incident, mais c'est tout juste.
Une pensée émue venue de la Fifa, des condoléances de la part du président sud africain Jacob Zuma, dont le pays organisera la prochaine coupe du monde, tout en affirmant que le mitraillage n'aura aucune influence sur le mondial du mois de juin. Une minute de silence avant le premier match, des marques de soutien de la quasi totalité des autres équipes présentes, et c'est tout. Dans sa communication, quasi inexistante d'ailleurs, la Confédération africaine de football a surtout laissé transparaître sa volonté de sauver sa compétition.
Communication de crise
Un premier communiqué pour se demander pourquoi le Togo s'est déplacé en bus plutôt qu'en avion, puis un voyage à Cabinda pour convaincre les équipes participantes de jouer malgré tout, pour annoncer le renforcement des mesures de sécurité et affirmer que la CAN aurait bien lieu.
C'est de la communication de crise, mais lorsque des responsables de la CAF en viennent à regretter de n'avoir eu des nouvelles des Togolais que par médias interposés, c'est aussi de la communication assez peu compassionnelle.
Il serait exagéré de dire que les autorités du football ont pris l'attaque du bus togolais et les 3 décès qui s'en sont suivi pour un simple incident, mais c'est tout juste.
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