Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Municipales 2020 : tous les résultats par commune, analyses et réactions

RESULTATS MUNICIPALES. Dure soirée pour LREM et pour LR, déferlante écologique dans plusieurs grandes villes de France... Voici le bilan complet des municipales 2020, avec résultats commune par commune et les principales réactions.



Le fait politique majeur du 2e tour des élections municipales, c'est d'abord la percée historique des écologistes. qui s'emparent de nombreuses grandes villes de France : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Colombes, Annecy, Grenoble. A Marseille, la candidate EELV (dans une liste d'union des gauches) est en tête, mais sans majorité absolue. Les écologistes ont aussi activement participé à la victoire d'Anne Hidalgo à Paris et de Mickaël Delafosse à Montpellier.

Une participation historiquement faible. Hier, c'est l'abstention, historique, qui est la principale donnée de ce 2e tour des municipales. Entre 59% et 60% des électeurs se sont abstenus, selon les estimations.
Parmi les autres résultats marquants du 2e tour : Edouard Philippe est réélu au Havre, Martine Aubry est élue d'extrême justesse à Lille, Jeanne Barseghian est élue à Strasbourg et Pierre Hurmic à Bordeaux. Jean-Luc Moudenc est vainqueur à Toulouse, Louis Aliot est élu maire de Perpignan, Mathieu Klein est élu à Nancy, François Bayrou est réélu à Pau, Christian Estrosi est élu à Nice. Voici un état des lieux de l'élection dans les 25 plus grandes villes de France. Cliquez sur le lien pour afficher le détail des résultats.
 
Paris Anne Hidalgo (PS) réélue
Marseille Michèle Rubirola (EELV et alliés) en tête
Lyon Grégory Doucet (EELV et alliés) élu
Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR) réélu
Nice Christian Estrosi (LR) réélu
Nantes Johanna Rolland (PS) réélue
Montpellier Michael Delafosse (PS) élu
Strasbourg Jeanne Barseghian (EELV-PCF) élue
Bordeaux Pierre Hurmic (EELV et alliés) élu
Lille Stephane Bally (EELV) élu
Rennes Nathalie Appéré (PS) réélue
Saint-Étienne Gaël Perdriau (LR) réélu
Le Havre Edouard Philippe (LREM) élu
Grenoble Eric Piolle (EELV) réélu
Dijon François Rebsamen (PS-Alliés) réélu
Nîmes Jean-Paul Fournier (LR) réélu
Saint-Denis Mathieu Hanotin (PS) réélu
Villeurbanne Cédric Van Styvendael (LUG) élu
Clermont-Ferrand Olivier Bianchi (PS) réélu
Le Mans Stéphane Le Foll (PS) élu
Aix-en-Provence Maryse Joissains-Masini (LR) réélue
Brest François Cuillandre (LUG) élu
Tours Emmanuel Denis (LUG) élu
Amiens Brigitte Fourré (LUC) élue
Limoges E-R Lombertie (LR) réélu
Annecy François Astorg (EELV) élu
Perpignan Louis Aliot (RN) élu





 
Bordeaux : Pierre Hurmic (EELV) n'y a pas "cru tout de suite"
Au lendemain de sa victoire historique à Bordeaux, Pierre Hurmic (EELV) a avoué sur FranceInfo : "je n'y ai pas cru tout de suite". Alain Juppé n’a pas congratulé le nouveau maire de Bordeaux. Selon ce dernier, l’ancien Ier ministre "a quitté la ville de Bordeaux et la mairie où il a passé la soirée en disant qu'il était d'une grande tristesse". Pierre Hurmic a rappelé qu’il y a quelques années Alain Juppé avait proposé à Pierre Hurmic "d'entrer dans sa majorité. Je lui ai expliqué que je me battais pour des idées et pas pour des places et que nous ne nous entendrions pas », a-t-il expliqué. Il a admis qu’Emmanuel Macron "s'est mêlé de ces élections et nous sommes un certain nombre à avoir mal vécu cet accord politique de dernière minute. Ces vieux appareils politiques ont essayé de nous barrer la route".
 
 
Aurélien Pradié (LR) : "nous sommes, solides, face aux écologistes"
Au lendemain de la victoire d’EELV dans plusieurs villes de France, Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains, a certifié sur FranceInfo : "Nous sommes là, solides, face aux écologistes." Selon lui, "c'est le nouveau match qui est en train de s'installer." Les Républicains doivent "porter un espoir aussi fort que celui qui est en train de naître dans l'esprit des Français autour de la question environnementale". "C’est à nous de jouer le match qui s'annonce demain face à Europe Écologie-Les Verts et à leurs alliances avec l'extrême gauche", a-t-il estimé.
 
Romain Lopez (RN) : Moissac "n’est pas un laboratoire pour un éventuel retour de Marion Maréchal"
Romain Lopez (RN), nouvellement élu à Moissac (Tarn-et-Garonne) avec 62,45% des voix, a reçu "un message de félicitations" de Marion Maréchal. "Mais elle ne travaille pas à mes côtés", a-t-certifié à FranceInfo. L’élu a indiqué être "totalement indépendant. Marion Maréchal a arrêté la politique, donc ce n’est pas un laboratoire pour un éventuel retour de Marion Maréchal." Si Romain Lopez est adhérent au Rassemblement national, il a défendu "une démarche différente qui n'est pas politisée". Selon lui, "les bonnes volontés peuvent se trouver partout, au RN, à droite et à gauche". Accusé de ternir la mémoire de la Shoah — Moissac a sauvé plusieurs centaines d'enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale —, Romain Lopez entend "travailler sur ce niveau-là pour développer cette mémoire-là qui fait la fierté de notre commune."
 
EELV refusera d'entrer au gouvernement, indique Yannick Jadot
Invité sur Europe 1 ce lunid, Yannick Jadot a indiqué que toute entrée d'EELV au gouvernement était exclu, alors que des bruits de couloir préremaniement laissaient entendre qu'Emmanuel Macron comptaient débaucher quelques figures écologistes. L'eurodéputé EELV a considéré que le chef de l'REtat était encore dans le "déni de l'écologie" et l'a enjoint à appliquer "sans filtre" les 149 propositions de la Convention citoyenne sur le climat reçue aujourd'hui à l'Elysée.
 
Bruno Retailleau (LR) : "En Marche nous a tirés vers le fond"
Sur RTL, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a commenté les défaites à Marseille et Bordeaux. "Forcément ça fait mal", a-t-il concédé. "À Marseille, c'est une leçon politique, qui est éternelle. Il n'y a pas de chemin plus court à la défaite que la division", a-t-il analysé. Toutefois, selon lui, "il va y avoir un troisième tour." "Bordeaux, c'est peut-être le fait qu'il y a eu confusion des convictions. On a bien vu que quand on s'est allié avec En Marche, En Marche nous a tirés vers le fond", a-t-il estimé. Malgré la perte de ces bastions historiques, Bruno Retailleau a salué : "on va rester très enracinés dans la France, dans la France des petites villes. Des grandes villes aussi, comme Nice."
 
Grégory Doucet veut une "ville 100% cyclable"
Le candidat EELV, élu hier soir à Lyon, a indiqué ce matin à l'antenne de Jean-Jacques Bourdin qu'il comptait faire de Lyon une ville "100% cyclable" et une "ville à hauteur d'enfants". Il compte également créer "un nouveau poumon vert sur la colline de Fourvière".
Bruno Retailleau : "Quand on s’est allié avec #LaREM, ils nous ont tiré vers le fond"
Invité de RTL ce lundi matin, le sénateur LR a estimé que les alliances nouées par son parti avec les candidats de la majorité présidentielle ont été une vraie mauvaise décision. De fait, les alliances se sont révélées perdantes à Bordeaux et Strasbourg, que la droite espéraient bien remporter.
 
Anne Hidalgo sûre d'être élue maire au 3e tour à Paris
La maire sortante, à Paris, a donc obtenu une centaine de sièges pour l'ensemble de ses listes. Anne Hidlago sera donc facilement élue par les Conseillers de Paris, qui sont les élus qui votent, en fin de processus électoral, et désignent le nouveau maire. La gauche ne parvient toutefois pas à s'emparer des 9e et 5e arrondissement de la capitale, qui était l'un des objectifs qu'elle s'était fixée pour ce 2e tour.
 
Pierre Hurmic (EELV) : "je suis un vert pragmatique"
Pierre Hurmic (EELV) a remporté la mairie de Bordeaux, bastion histoire de la droite. Sur RTL, l’intéressé a affirmé : "Je suis un vert pragmatique. On m'a enfermé dans une écologie punitive et sectaire pendant la campagne. Mais les Bordelais savent que je ne corresponds pas à cette caricature de Khmer vert." L’écologiste a promis de "mettre en phase Bordeaux avec les nouvelles aspirations écologiques qui sont les impératifs des années qui viennent".  Il espère "pacifier les relations entre la majorité municipale et son opposition" en confiant la la présidence des finances de la commune à un élu de l'opposition. L’avocat de profession souhaite défendre "un urbanisme compatible avec les impératifs écologiques et climatiques" et promet notamment de "geler les grands programmes immobiliers qui ont bétonné la ville".
 
Philippe Olivier (RN) : il "n’y a pas de conclusion particulière à tirer d’un scrutin aussi chaotique"
Malgré une victoire à Perpignan, le Rassemblement National dresse un bilan en demi-teinte. Philippe Olivier, conseiller et beau-frère de Marine Le Pen, a justifié auprès du Monde : "C’était une élection un peu étrange, on dit aux gens, ne sortez pas mais allez voter. Et notre électorat populaire a été un peu effrayé par l’épidémie et a eu tendance à s’abstenir." Selon lui, "la vague s’est confirmée au deuxième tour, et cela profite toujours aux sortants – ou aux candidats déjà implantés : ce n’est pas un hasard si Perpignan et Bruay-La-Buissière ont été emportées par deux de nos députés." Si le RN promet de s’interroger sur l’abstention massive, Philippe Olivier a estimé qu’il "n’y a pas de conclusion particulière à tirer d’un scrutin aussi chaotique."
 
Des victoires importantes pour le PS au 2e tour des municipales
C'est l'un des enseignements de ce 2e tour des élections municipales : les socialistes reprennent des couleurs et enregistrent des victoires qualifiées de "formidables" par le Premier secrétaire, Olivier Faure. Le PS remporte donc Paris, Rennes, Nantes, Nancy, Le Mans. Les socialistes participent aussi à la victoire de Michèle Rubirola à Marseille. "Voilà ce qui se passe, on a dans ce pays quelque chose qui est en train de naître, un bloc social-écologique qu'il faut maintenant consolider", a assuré Olivier Faure.
 
Emmanuel Grégoire estime que la victoire d'Anne Hidalgo traduit un "besoin de clarté"
Sur FranceInfo, Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo, a salué "un soutien massif de la part des Parisiens pour le projet" de la maire sortante. Selon lui, "c’est le besoin de clarté qui a permis cette victoire d’Anne Hidalgo". Il a rapporté : Anne Hidalgo a "insisté sur le fait qu’elle était la maire de tous les Parisiens et qu’elle aura le souhait de tous les rassembler. Elle n’est pas la maire d’un camp, ni d’un clan. Reste à nous mettre au travail et à poursuivre ce travail de transformation de Paris."
Louis Aliot ne va pas quitter le Rassemblement National
Au lendemain de sa victoire à Perpignan — sans l’étiquette RN —, Louis Aliot a certifié sur RTL : "Je n’ai aucune raison de quitter" le parti de Marine Le Pen. "Mais cette formation politique doit progresser, doit se professionnaliser, pour arriver à rassembler au-delà de ce qu'elle rassemble aujourd'hui", a-t-il concédé. Ce rassemblement doit "prendre en compte celles et ceux qui veulent discuter", sans "tomber sur l’anathème, le rejet et  les insultes". Selon lui, les membres du RN sont "des citoyens comme les autres" qui jouent "le jeu de la démocratie comme tous les autres partis".
 
 
Christian Jacob (LR) : "on renoue avec la victoire"
A l’issue des élections municipales, Les Républicains ont perdu Bordeaux et Marseille, deux bastions historiques. Toutefois, Christian Jacob, président du parti, a salué sur France 2 : "on renoue avec la victoire". Le parti revendique la victoire dans "plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants". Le cadre du parti a indiqué : "C'est de bon augure pour les élections sénatoriales, mais aussi départementales et régionales à venir."
 
Pour Stanislas Guerini le résultat d'Agnès Buzyn est "extrêmement décevant"
Sur RTL, Stanislas Guerini, délégué général de LREM, a qualifié le résultat d'Agnès Buzyn "d'extrêmement décevant". Toutefois, "je ne jetterai absolument pas la pierre sur Agnès Buzyn qui a repris notre campagne parisienne dans des conditions extrêmement difficiles et qui l'a fait avec solidité et courage", a-t-il ajouté. Stanislas Guerini veut "tirer des enseignements" de ces élections. Selon lui, "la division à Paris" est "un poison". Le cadre LREM a indiqué que ces municipales sont "une étape" pour le parti présidentiel.

linternaute.com

Lundi 29 Juin 2020 - 10:08


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter