Le tribunal administratif d’Antananarivo a confirmé la victoire de Naina Andriantsitohaina, le candidat de la plateforme IRK affiliée à Andry Rajoelina, sur Rina Randriamasinoro, le candidat du TIM, de Marc Ravalomanana, aux élections municipales du 27 novembre 2019. Les tribunaux administratifs des autres régions de Madagascar procèdent eux aussi à la proclamation des résultats. Dans la capitale, la société civile s’élève contre les tribunaux administratifs et leur rejet des requêtes en contentieux électoral, quand les juges de ces tribunaux, eux, dénoncent les pressions politiques dont ils ont été victimes. Le point sur les contestations.
« Tentative de muselage », « atteinte à l’État de droit » : ce sont les mots du Safidy, l’observatoire de la société civile sur les élections, qui va saisir le Conseil d’État. Dans un communiqué, l’organisation explique que le tribunal a refusé de recevoir leurs requêtes en contentieux électoral.
Stella Razanamahefa, la porte-parole du Safidy, affirme que l’organisation a constaté des d’irrégularités pendant la période de la campagne et pendant le scrutin. « Les juges administratifs nous ont répondu que nous n’étions pas habilités, déclare-telle. C’est pourtant la procédure prévue par la loi : à Tamatave et Tuléar, nos requêtes ont été acceptées. »
► À lire aussi : Municipales à Madagascar: la justice rejette les recours du TIM à Antananarivo
L’observatoire dénonce une interprétation « fallacieuse de la loi électorale ». La veille des résultats définitifs, ce sont ces mêmes juges du tribunal administratif de la capitale qui ont publié un communiqué de façon anonyme.
Relayés par Transparency International par peur des représailles, ils y dénoncent des pressions politiques reçues pendant le traitement des résultats et des contentieux. Ils énumèrent « la violation du principe du contradictoire », « des pièces de dossiers pouvant constituer une preuve d’irrégularité écartées de l'analyse commune desdits dossiers », ou encore « les pressions exercées sur les magistrats en charge des dossiers ».
Clément Jaona, le président du Syndicat des magistrats de Madagascar, déclare à ce sujet: « C’est une faiblesse, un magistrat ne peut pas se cacher derrière une pression. Les pressions politiques n’ont pas à interférer avec leur décision finale. Je ne protège pas ce type de magistrats. Qu’ils quittent leurs fonctions, s’ils ont peur de la pression, poursuit-il. Ils auraient dû saisir le syndicat et le Conseil Supérieur de la Magistrature. Mais ils nous mettent devant le fait accompli. »
La porte-parole du Safidy tempère : si elle n’est pas d’accord avec le traitement des contentieux par les magistrats, elle juge toute pression inacceptable.
« Tentative de muselage », « atteinte à l’État de droit » : ce sont les mots du Safidy, l’observatoire de la société civile sur les élections, qui va saisir le Conseil d’État. Dans un communiqué, l’organisation explique que le tribunal a refusé de recevoir leurs requêtes en contentieux électoral.
Stella Razanamahefa, la porte-parole du Safidy, affirme que l’organisation a constaté des d’irrégularités pendant la période de la campagne et pendant le scrutin. « Les juges administratifs nous ont répondu que nous n’étions pas habilités, déclare-telle. C’est pourtant la procédure prévue par la loi : à Tamatave et Tuléar, nos requêtes ont été acceptées. »
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L’observatoire dénonce une interprétation « fallacieuse de la loi électorale ». La veille des résultats définitifs, ce sont ces mêmes juges du tribunal administratif de la capitale qui ont publié un communiqué de façon anonyme.
Relayés par Transparency International par peur des représailles, ils y dénoncent des pressions politiques reçues pendant le traitement des résultats et des contentieux. Ils énumèrent « la violation du principe du contradictoire », « des pièces de dossiers pouvant constituer une preuve d’irrégularité écartées de l'analyse commune desdits dossiers », ou encore « les pressions exercées sur les magistrats en charge des dossiers ».
Clément Jaona, le président du Syndicat des magistrats de Madagascar, déclare à ce sujet: « C’est une faiblesse, un magistrat ne peut pas se cacher derrière une pression. Les pressions politiques n’ont pas à interférer avec leur décision finale. Je ne protège pas ce type de magistrats. Qu’ils quittent leurs fonctions, s’ils ont peur de la pression, poursuit-il. Ils auraient dû saisir le syndicat et le Conseil Supérieur de la Magistrature. Mais ils nous mettent devant le fait accompli. »
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