De gauche à droite : Ramtane Lamamra (UA), Mohamed Ibn Chambas (CEDEAO), Salou Djibo (CSRD) et Saïd Djinnit (ONU), le 21 février 2010 à Niamey.
Quatre jours après son coup d’Etat, le commandant Salou Djibo ne s’est pas encore adressé à la nation. On ne connaît toujours pas les membres et la structure du Conseil suprême, l’organe dirigeant de la junte. Il ne s’est pas encore non plus entretenu avec la classe politique sur ses intentions, ce qui fait peur à certains leaders politiques nigériens, surtout que cet officier artilleur demeure un parfait inconnu pour ses compatriotes. Certains d’entre eux s’interrogent.
Mais à l’extérieur, on a l’impression que tout le monde s’en accommode : la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), l’Union africaine, les Nations unies, la CENSAD (Communauté économique des Etats sahélo-sahariens), ou encore le Sénégal et le Nigeria.
Le 20 février, le colonel Djibrilla Hamidou Hima, dit « Pelé », l’un des hommes forts de la junte, a été bien accueilli par les chefs d’Etat réunis au sommet de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), à Bamako. Sans forcer, les militaires de Niamey s’imposent à la communauté internationale.
Et tandis que le président déchu vient d’être installé dans une villa de la présidence, le commandant Salou, lui, affiche déjà les attributs du pouvoir d’Etat : grosse limousine noire avec le drapeau du pays, motards et véhicules d’escorte avec gyrophare.
Mais à l’extérieur, on a l’impression que tout le monde s’en accommode : la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), l’Union africaine, les Nations unies, la CENSAD (Communauté économique des Etats sahélo-sahariens), ou encore le Sénégal et le Nigeria.
Le 20 février, le colonel Djibrilla Hamidou Hima, dit « Pelé », l’un des hommes forts de la junte, a été bien accueilli par les chefs d’Etat réunis au sommet de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), à Bamako. Sans forcer, les militaires de Niamey s’imposent à la communauté internationale.
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