En tout, neuf attaques jihadistes ont été enregistrées, depuis le coup d’État, fin juillet, une tendance qui inquiète les observateurs.
Avec la recrudescence des attaques islamistes, une bonne source craint désormais « une dégradation rapide de la situation et une contagion », d’abord parce que Paris a suspendu sa coopération militaire avec le Niger. L’armée nationale ne bénéficie donc plus de l’appui de l’armée française. Il n’y a plus d’opérations conjointes, avions et drones ne viennent plus en appui et les terroristes, eux, profitent du vide.
Ensuite, les menaces d’intervention armée de la Cédéao ont entraîné un allègement du dispositif militaire dans l’Ouest. Des contingents de Diffa, Dosso et de la région de Tillabéri ont été rappelés à Niamey.
« Baisse de réactivité »
Selon un expert militaire, tout cela entraîne « une baisse de réactivité. Les Nigériens sont dans un isolement sécuritaire alors que les groupes armés connaissent une dynamique positive et retrouvent leur liberté de manœuvre. L’État islamique s’installe dans la zone des trois frontières. Le JNIM, lui, grignote des territoires du Sud », dit-il.
À terme, certains craignent que les jihadistes ne s'ancrent, pour de bon, côté nigérien, et projettent leurs attaques plus loin. L’inquiétude va même au-delà, avec la possible création de zones grises, en partie contrôlées par les groupes armés, au Mali, Burkina, Niger, voire Soudan, en proie aussi à la guerre, ce qui pourrait déstabiliser le Tchad voisin, avec une contagion des mouvements armés vers les pays du Golfe de Guinée.
« Ce scénario pourrait expliquer la position ferme du président ivoirien vis-à-vis de la junte », confie une bonne source.
Avec la recrudescence des attaques islamistes, une bonne source craint désormais « une dégradation rapide de la situation et une contagion », d’abord parce que Paris a suspendu sa coopération militaire avec le Niger. L’armée nationale ne bénéficie donc plus de l’appui de l’armée française. Il n’y a plus d’opérations conjointes, avions et drones ne viennent plus en appui et les terroristes, eux, profitent du vide.
Ensuite, les menaces d’intervention armée de la Cédéao ont entraîné un allègement du dispositif militaire dans l’Ouest. Des contingents de Diffa, Dosso et de la région de Tillabéri ont été rappelés à Niamey.
« Baisse de réactivité »
Selon un expert militaire, tout cela entraîne « une baisse de réactivité. Les Nigériens sont dans un isolement sécuritaire alors que les groupes armés connaissent une dynamique positive et retrouvent leur liberté de manœuvre. L’État islamique s’installe dans la zone des trois frontières. Le JNIM, lui, grignote des territoires du Sud », dit-il.
À terme, certains craignent que les jihadistes ne s'ancrent, pour de bon, côté nigérien, et projettent leurs attaques plus loin. L’inquiétude va même au-delà, avec la possible création de zones grises, en partie contrôlées par les groupes armés, au Mali, Burkina, Niger, voire Soudan, en proie aussi à la guerre, ce qui pourrait déstabiliser le Tchad voisin, avec une contagion des mouvements armés vers les pays du Golfe de Guinée.
« Ce scénario pourrait expliquer la position ferme du président ivoirien vis-à-vis de la junte », confie une bonne source.
Autres articles
-
Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa
-
Interpol: l’Afrique en première ligne face au trafic de faux médicaments
-
Algérie: l'ambassadeur de France retourne sur place et y «reprendra ses activités», annonce Paris
-
Tchad: le parquet requiert 10 ans de prison contre huit opposants du GCAP
-
Côte d’Ivoire: après la dissolution de la Commission électorale, l’opposition fixe ses conditions





Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa


