Depuis l’attaque de ce lundi, le village de Chibok s’est vidé de ses habitants. Ne restent que quelques familles, parties à la recherche de leurs proches. Joint par le service Hausa de RFI, un père de famille, dont la fille et la nièce ont été enlevées, raconte comment il mène ses propres recherches, avec son frère. « Les propos selon lesquels elles ont été retrouvées sont faux, le gouvernement n’a pas le pouvoir de régler le problème », affirme le père de famille, qui a souhaité conserver l’anonymat. « Nous avons ratissé les broussailles autour des villages de Gose et Malala et les abords de la forêt de Sambissa. Mais jusque-là, nous n’avons trouvé aucune trace d’elles », explique-t-il. « Nous supplions le président de faire quelque chose pour nous aider. Nous sommes traumatisés par cet incident, nous ne pouvons plus dormir la nuit, nos ainés sont encore plus perturbés. Toute la population a déserté Chibok . »
Le temps presse
Selon la directrice du lycée pris d’assaut, certaines familles se sont cotisées pour acheter du carburant pour les véhicules participant aux recherches. Les forces de sécurité ont quant à elles redoublé d’efforts. Dans un communiqué, le porte-parole des armées a indiqué ce vendredi avoir déployé des milices pro-gouvernementales et des chasseurs traditionnels. Le gouvernement de l’Etat de Borno a, lui, offert l’équivalent de 215 000 euros à quiconque donnerait des informations permettant de libérer les jeunes filles. Il faut dire que le temps presse et que les familles craignent le pire. De plus en plus de témoignages révèlent que les femmes captives des islamistes relatent souvent de servantes, d’esclaves sexuelles, voire de boucliers humains.
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